jeudi 7 février 2013

La Queste Alchimique avec Inès de la Torre


L'Oeuvre au Blanc

Peintre depuis sa plus tendre enfance, Inès de la Torre nous plonge dans un univers magique et symbolique.

Ses peintures nous transportent au coeur d'une dimension alchimique qui nous ouvrent les portes d'un univers où philosophie, religions, mythologie et ésotérisme se rejoignent.

Ses oeuvres complexes sont sublimées à l'aide de matériaux divers, de feuilles d'or et de terres servant de base à des pigments ramenés des divers pays qu'elle parcourt.

La femme en tant que "principe féminin" est omniprésente dans ses peintures, mystérieuse et envoûtante, elle représente la sagesse, l’Élue mystique et la mère universelle.


Le site de l'artiste : http://www.ines-de-la-torre.com/

L'Oeuvre au Noir

L'Oeuvre au Rouge - La Voie du Cinabre



Les Eaux Supérieures

L’ATLANTIDE par Stanislas de Guaita (Rosa Mystica)


Loin de la multitude où fleurit le mensonge,
Puisque l’âme s’épure et s’exalte en rêvant,
Au gré du souvenir vogue, ô mon Âme, et songe :
Songe à la cendre humaine éparse dans le vent ;
Songe aux crânes heurtés par le soc des charrues ;
Aux débris du passé dans l’inconnu flottant :
Car des mondes sont morts, des cités disparues,
Où la vie eut son heure et l’amour son instant !
*
* *
Aux siècles primitifs, une île, immense et belle,
Nourrice jeune encor d’un peuple de géants,
Livrait à ses fils nus sa féconde mamelle,
Et sa hanche robuste au choc des océans.
Cette terre avait nom l’Atlantide. – Des villes
Y florissaient alors, superbes, par milliers,
Avec leurs parthénons et leurs jardins fertiles,
Et leurs palais de marbre aux antiques piliers.
Aqueducs ! Monuments massifs, aux colonnades
De jaspe, défendus par de grands léopards !
Coupoles de granit ! Innombrables arcades
Brodant de leur dentelle éparse les remparts ! –
L’on eût dit des forêts de pierre. – Les bois vierges
Reflétaient leur verdure aux lacs bleus sans roseaux,
Et l’âme des jasmins et des lis, sur les berges,
Se mariait, légère, à des chansons d’oiseaux !
Un cantique montait d’espérance et de joie
Vers Jupiter très bon, très auguste et très grand :
L’homme tendait les mains à l’azur qui flamboie,
Et le fleuve apaisé priait – en murmurant…
Mais ce monde, marqué du sceau de la colère,
Devait s’anéantir, sans que rien en restât
Que des îlots perdus sur l’onde tumulaire,
– Seuls vestiges épars où notre œil s’arrêtât !
On entendit rugir les forges souterraines,
Tout le sol s’effondra, secoué brusquement…
Et la mer fit rouler ses vagues souveraines
Sur la plaintive horreur de cet écroulement.
*
* *
Cependant, par delà ces monstrueux décombres
Que, sous mille pieds d’eau, tu vois se dessiner,
Ô mon Âme, entends-tu ?… Du fond des lointains sombres,
De prophétiques voix semblaient vaticiner :
*
* *
– « Ainsi les continents, les villes séculaires,
« Les grands monts hérissés de sapins et d’orgueil,
« L’homme et ses passions, le monde et ses colères
« – Cadavres disloqués et mûrs pour le cercueil,
« Gigantesques amas sans nom, épaves mornes –
« S’engloutiront un jour (tout étant accompli)
« Sous les flots ténébreux d’une autre mer sans bornes
« Et plus profonde encor – qui s’appelle l’Oubli !
« Alors, exécutant la suprême sentence,
« L’ombre, comme un déluge, envahira les cieux ;
« Et tout bruit s’éteindra, comme toute existence,
« Dans le néant obscur, vaste et silencieux. »

Le Messie Féminin


"Lointaines… hors du temps et de l’espace… elles parlent de magie et mystère… disent les mots de l’âme, voient le futur de leur race… et le silence est dans l’espace. Dans le bleu noir du ciel passe le flamboiement d’un être immense emportant la moisson d’une race… elle passe dans le vent silencieux de l’aube qui purifie l’espace… elle passe, s’évanouit dans le lointain… « Place à un autre mystère… place à une autre humanité, telle est la clameur des voix de l’infini. »


La Nuit des Princes

Les Amphibiennes

La demeure d'Ea

La Femme Ecarlate

La Femme Médecine

L'Athanor

La Magdaléenne

La materia prima

Tiamat

Partout où se posait son regard

Elisandre

Adam l'Homme Rouge

1 commentaire:

Anonyme a dit…

Suis surtout sensible au poème de Stanislas de Guaita, dont j'ignorais tout, y compris qu'il fut l'un des cofondateurs des Rose-Croix. Merci pour cette découverte importante :)