vendredi 27 juin 2014

Antoine Wiertz le Philosophe au pinceau

Le guillotiné (Antoine Wiertz militait contre la peine de mort)

Antoine Wiertz, surnommé le philosophe au pinceau, est un peintre et sculpteur belge né à Dinant en 1806 et mort en 1865 dans son atelier de la rue Vautier à Bruxelles.

Wiertz aimait le spectaculaire, peignant des toiles gigantesques pour épancher son besoin de démesure, tel que Les Grecs et les Troyens se disputant le corps de Patrocle, qui mesure plus de 8 mètres de long. Wiertz est aussi connu pour ses sujets dramatiques et ses scènes d’effroi, tel que le tableau L'inhumation précipitée.

« Cet atelier est comme un cerveau, avec ses pensées visibles, le grand mêlé au trivial, et çà et là, parmi la clarté, des trous d’ombre, des hantises hideuses, un effrayant cauchemar. De la cervelle humaine coule le long des murs, bouillonnante de vie et de pensée, et ailleurs semble figée sous un coup de folie. Le peintre, on le voit, est de la race des grands faiseurs de songes. » (Camille Lemonnier)


Pensées et visions d'une tête coupée. Volet gauche : Première minute - Sur l'échafaud. Centre : Deuxième minute - Sous l'échafaud. Volet droit : Troisième minute - Dans l'éternité

 L'inhumation précipitée

Le suicide

Satan

La jeune sorcière

Quasimodo

La Liseuse de Romans

Deux jeunes filles ou la Belle Rosine - 1847
Dans ce tableau, une jeune fille fait face à un squelette, témoignant de la fascination de l’artiste pour la mort et la fragilité de la vie humaine.

Masque de mort d'Antoine Wiertz

Vanitas

jeudi 19 juin 2014

Genèse d'une peinture : Baphomet par Inès de la Torre


Genèse d'une peinture de Baphomet par l'artiste Inès de la Torre.

Naïvement on peut admirer une peinture, pourtant, souvent elle gagne à être déchiffrée et décryptée à l’égal d’un texte littéraire.
Suivre sa genèse aide à mieux cerner sa véritable nature afin de comprendre les codes esthétiques auxquels l'artiste a obéi. Cette évolution permet d’en apprécier toute la richesse.

Le titre de cette oeuvre : "Baphomet", n'est autre que le nom de l'idole aussi mystérieuse que controversée dont on fait plusieurs évocations dans l’histoire de l’occultisme.

A l'étude de cette peinture nous pouvons constater que Baphomet est un personnage androgyne qui porte les caractéristiques des deux sexes dont les seins de la femme. Le concept d’androgénisme tient une place importante dans la philosophie occulte car il est représentatif du plus haut niveau d’initiation dans la quête du "devenir un avec Dieu".

Les mains de Baphomet dont l’une pointe la lune blanche de Chesed, l’autre pointe la lune noire de Geburah expriment la parfaite harmonie de la compassion avec la justice. Son premier bras est féminin, l’autre masculin comme ceux de l’androgyne de Geburah. Les mains forment ici le signe de l’Hermétisme, représentation de l’axiome hermétique "Là haut comme ici-bas " un dicton qui résume entièrement les enseignements et objectifs de l’Hermétisme, où le microcosme (l’homme) est comme le macrocosme (l’univers). Par conséquent, comprendre l’un équivaut à comprendre l’autre. Cette Loi de Correspondance a pour origine les Tablettes d’Emeraude d’Hermès Trismégiste où il est écrit :

"Ce qui est Ici-bas correspond à ce qui est Là-haut, et ce qui est Là-haut correspond à ce qui est Ici-bas, pour accomplir les miracles de l’Unique."

La flamme de l’intelligence brillante entre ses cornes est la lumière magique de la lumière de l’équilibre universel, l’image de l’âme élevée au-dessus de la matière, comme la flamme qui, bien qu’attachée à la matière, brille au-dessus d’elle.

Baphomet est donc symbolique du Grand Œuvre alchimique où les forces séparées et opposées sont unies dans un équilibre parfait pour générer de la Lumière Astrale.

Plus bas, ses tentacules s'orientant vers l'extérieur sont quant à elles représentatives du déploiement de la Création. Comme toutes les créatures marines, elle est associée au subconscient et aux esprits infernaux.

Notons également qu'au Japon, le poulpe du fait de ses tentacules est un symbole sexuel très érotique, il est sensé s'attaquer aux jeunes vierges afin de les posséder tels les incubes et succubes de notre culture européenne.

Le visage resplendissant du Baphomet androgyne s'eveille....

L'esquisse des ailes se profile...

Les ailes apparaissent...tandis que les tentacules s'embellissent

Le visage s'illumine et les ailes s'obscurcissent

Les ailes se colorent

Une touche de mauve s'ajoute...

Ajout de signes cabalistiques....

Une parure de pierres précieuses subliment l'Idole...

Apothéose d'une Oeuvre d'Art



Apparition lumineuse parée de ses plus beaux atours, Baphomet vient de ressusciter des mains et de l'imagination de l'artiste Inès de la Torre.

Détail de Baphomet

L'univers étrange des créatures hybrides de CocaïneDelux


CocaineDelux est une artiste de Moscou dont les photomanipulations nous plongent au coeur d'un univers surréaliste peuplé de créatures hybrides.











jeudi 12 juin 2014

Les écorchés anatomiques du Docteur Auzoux



Louis Thomas Jérôme Auzoux (7 avril 1797 à Saint-Aubin-d'Écrosville - 6 mars 1880 à Paris) est un docteur en médecine français internationalement connu en tant que créateur de modèles anatomiques utilisés dans l'enseignement de la médecine humaine et dans l'enseignement vétérinaire.



Louis Auzoux est le concepteur d'une anatomie qu'il a appelée clastique (du grec klastos mis en morceaux) dont le principe est l'articulation d'une pièce anatomique en ses constituants élémentaires que l'observateur peut démonter et remonter à loisir pour en observer la forme, la taille et les rapports respectifs.

Le principe imaginé par le docteur Auzoux a consisté dans la production d’une pâte de papier et de liège coulée dans des moules puis pressée, selon la technique dite du papier mâché.

Pour les pièces simples et peu articulées, le plus souvent des agrandissements d’organe, il utilisait des moules en plâtre sur lesquels étaient placées successivement plusieurs couches de papier coloré enduit de colle. La colle humidifie le papier et lui fait épouser correctement les plus petits détails du moule ; les différentes couches permettent d’apporter la rigidité future de la pièce, en commençant par une couche de papier fin (env. 60g/m²), puis en continuant avec des couches de papier plus fort (env. 125g/m²). L’utilisation de papiers de couleurs différentes permettait de mieux se repérer entre les couches. Lorsque le relief était tourmenté, de petits fragments de papier déchiré permettaient de reproduire les plus petits détails. Plus de 12 couches de papier pouvaient être ainsi superposées. Le modèle brut ainsi obtenu était creux, léger et résistant.
Pour les pièces articulées, il imagina une pâte qui permettait d’acquérir la densité suffisante pour fixer des attaches, articuler les pièces entre elles et disposer des armatures métalliques pour les modèles de grande taille. Les moules utilisés étaient alors en alliage métallique. Les ouvriers réalisaient des coquilles cartonnées, plus fines que dans la technique précédente (3 à 4 couches de papier) puis y disposaient une pâte, la « terre », qui se composait de colle de farine, de papier finement déchiré, de filasse hachée, de blanc de Meudon et de poudre de liège, ce dernier composant étant réputé être l’élément essentiel à la réussite du moulage. Le moule était ensuite refermé et placé sous une presse qui, en plusieurs heures, compactait petit à petit la « terre » et l’étalait jusqu’aux plus minutieux détails.











Moules utilisés par les établissements Auzoux, fabriqués par le Docteur Auzoux lui-même pour la plupart. Les formes sont en alliage de Darset (utilisé en imprimerie, en étain, plomb et antimoine). Ces moules sont incrustés dans de massifs blocs de chêne. Chaque moule comporte deux coquilles. Noter aussi que chaque moule en alliage comporte des noyaux amovibles permettant d’obtenir des formes complexes.


Modèle anatomique du cheval du Dr Auzoux au musée d'anatomie de l'Ecole nationale vétérinaire de Toulouse.
Ce cheval est issu d’un savoir-faire unique : un mélange de poudre de liège avec du blanc de Meudon, du papier et de la filasse, le tout renforcé par une armature métallique. Sa date de production (1851) est écrite à la main, sur le côté droit, accompagnée de la signature du Docteur Auzoux. Ce cheval est dit « complet » car chacun de ses muscles peut être isolé. La restauration de cet emblème de l’anatomie artificielle est aujourd’hui indispensable.


samedi 7 juin 2014

Le Monde étrange de Michal Klimczak


Michal Klimczak, artiste polonais est passé maître dans l'art de la photomanipulation.
Il nous invite à voyager au coeur de paysages surréalistes peuplés de créatures et d'êtres étranges.
Le site de l'artiste : http://shume-1.deviantart.com/gallery/