vendredi 30 novembre 2012

Oscar Wilde le Dandy Immortel



Oscar Wilde, de son nom complet Oscar Fingal O'Flahertie Wills Wilde, est  né à Dublin en Irlande le 16 octobre 1854 au 21 Westland Row , il est mort à Paris le 30 novembre 1900 à l'âge de 46 ans.

"Aujourd'hui les gens connaissent le prix de tout et la valeur de rien."(Le Portrait de Dorian Gray - Oscar Wilde)

Fils d'un chirurgien réputé et d'une femme de lettres engagée dans la lutte irlandaise, Oscar Wilde fait de brillantes études à l'université d'Oxford. Suite à sa rencontre avec John Ruskin, porte-parole du mouvement 'esthète', il adhère à ce courant artistique qui prône la recherche du 'beau', sans préoccupation morale ou sociale. Rédacteur en chef du magazine The Woman' s World, il prend fait et cause pour le féminisme. Installé à Londres, il choque la société mondaine par ses extravagances, son cynisme et ses pièces de théâtre sont souvent interdites de représentation.

Mais c'est son roman, 'Le Portrait de Dorian Gray', qui lui assure le succès. A l'heure où l'homosexualité est punie par la loi, la relation passionnée qu'il entretient avec Lord Alfred Douglas le conduit à purger deux années de travaux forcés. A sa sortie, c'est un homme brisé qui rejoint son amant en Italie. Enterré au Père Lachaise, Oscar Wilde reste une figure majeure de la littérature dont l'atmosphère singulière continue de provoquer l'admiration.

Oscar Wilde à New York, 1882, par Napoleon Sarony

Se rendant aux Etats-Unis pour une série de conférences, Oscar Wilde aurait lancé au douanier : 'Rien d'autre à déclarer que mon génie' !

«L'amour de soi est une idylle qui ne finit jamais.» Oscar Wilde

Dorian Gray est un jeune homme d''une extrême beauté. Son ami artiste peintre, Basil Hallward, est obsédé par cette dernière et en tire toute son inspiration. Sa fascination pour le jeune homme le mène à en faire un portrait, qui se révèle être la plus belle œuvre qu''il ait jamais créée et qu''il ne souhaite pas exposer "J''y ai mis trop de moi-même". Dorian va faire la connaissance de Lord Henry dit Harry, un ami de Basil. Conscient de la fascination et de la perversion que ce dernier pourrait avoir sur son idéal de beauté, "cette nature simple et belle" Basil demande à Lord Henry de ne pas tenter de le corrompre. Mais Dorian se laisse séduire par les théories sur la jeunesse et du plaisir de ce nouvel ami qui le révèle à lui-même " Un nouvel hédonisme <...> Vous pourriez en être le symbole visible. Avec votre personnalité, il n''y a rien que vous ne puissiez faire". Va naître dès lors en lui une profonde jalousie à l''égard de son propre portrait. Dorian souhaite que le tableau vieillisse à sa place pour qu''il garde toujours sa beauté d''adolescent. "Si le tableau pouvait changer tandis que je resterais ce que je suis !"
Le garçon tombe par la suite amoureux d''une comédienne, Sybil Vane, et lui promet le mariage. L''amour empêchant Sybil de bien jouer, Dorian la répudie, "Vous avez gâché le romanesque de ma vie ", et cause par là son suicide. Il remarque alors que le portrait s''est empreint à sa place d''une expression de cruauté et comprend que son vœu a été exaucé. Par peur que quelqu''un ne découvre son terrible secret, il enferme le tableau dans une ancienne salle d''étude et se plonge dans la lecture d''un mystérieux roman que lui offre Lord Henry. Bien des années passent durant lesquelles il accumule les péchés et devient de plus en plus mauvais sous l''influence de Lord Henry et de ce "livre empoisonné". Le tableau prend sur lui la laideur de l''âge et de la décadence de Gray. Gray finit par révéler son secret à Basil, puis, fou de haine, le tue......

Oscar Wilde à New York, 1882, par Napoleon Sarony

"Vivre est ce qu'il y a de plus beau au monde, la plupart de gens existent, c'est tout.» Oscar Wilde




« Je peux résister à tout, sauf à la tentation » Oscar Wilde

Lord Alfred Douglas, surnommé « Bosie », et Oscar Wilde.

" Il est des moments où il faut choisir entre vivre sa propre vie pleinement, entièrement, complètement, ou traîner l'existence dégradante, creuse et fausse que le monde, dans son hypocrisie, nous impose. » Oscar Wilde

La tombe d'Oscar Wilde au Père Lachaise est devenu un lieu de pélerinage, un sphinx sculpté par Jacob Epstein orne la tombe du célèbre Dandy.





vendredi 23 novembre 2012

Entre Contes de Fées et Fantasy avec Omar Rayyan



Omar Rayyan est né en Jordanie d'une mère américaine et d'un père jordanien.
Il a obtenu un diplôme d'illustration à la "Rhode Island School of Design".
L'artiste fonde principalement ses travaux sur le folklore, les contes de fées et la Fantasy.
Il créa de nombreuses illustrations pour la "Terre du Milieu".



 "La pieuvre"  (Les travailleurs de la mer) par Victor Hugo

La pieuvre n'a pas de masse musculaire, pas de cri menaçant, pas de
cuirasse, pas de corne, pas de dard, pas de pince, pas de queue prenante
ou contondante, pas d'ailerons tranchants, pas d'ailerons onglés, pas
d'épines, pas d'épée, pas de décharge électrique, pas de virus, pas de
venin, pas de griffes, pas de bec, pas de dents. La pieuvre est de toutes
les bêtes la plus formidablement armée.
Qu'est-ce donc que la pieuvre ? C'est la ventouse. (...)
Une forme grisâtre oscille dans l'eau ; c'est gros comme le bras et long
d'une demi-aune environ ; c'est un chiffon ; cette forme ressemble à
un parapluie fermé qui n'aurait pas de manche. Cette loque avance vers
vous peu à peu. Soudain, elle s'ouvre, huit rayons s'écartent brusquement
autour d'une face qui a deux yeux ; ces rayons vivent ; il y a du
flamboiement dans leur ondoiement ; c'est une sorte de roue ; déployée,
elle a quatre ou cinq pieds de diamètre. Épanouissement effroyable.
Cela se jette sur vous.
L'hydre harponne l'homme.
Cette bête s'applique sur sa proie, la recouvre, et la noue de ses longues
bandes. En dessous elle est jaunâtre, en dessus elle est terreuse ; rien ne
saurait rendre cette inexplicable nuance poussière ; on dirait une bête
faite de cendre qui habite l'eau. Elle est arachnéide par la forme  et
caméléon par la coloration. Irritée, elle devient violette. Chose
épouvantable, c'est mou.
Ses noeuds garrottent ; son contact paralyse.
Elle a un aspect de scorbut et de gangrène ; c'est de la maladie arrangée
en monstruosité.












lundi 19 novembre 2012

Metamorphosis par Julia Comita


"Metamorphosis" est une série de photos intenses réalisées par Julia Comita  représentant d'étranges créatures vivant dans un domaine industriel.
La métamorphose prend forme grâce à la juxtaposition surréaliste de costumes S & M et de contorsions de ballet sur ​​un fond rigide, lugubre et froid .

Stylistes: Mary Lee et Malakai Hom
Modèles: Seanna Sharpe , Megan Hornaday, Mariana J. Plick












lundi 12 novembre 2012

L'univers mystique et surréaliste de Remedios Varo



Remedios Varo Uranga est une peintre espagnole née le 16 décembre 1908 en Anglés, dans la province de Gerona, et morte en 1963 à Mexico). Son père est ingénieur hydraulicien, et elle-même montre un grand intérêt pour les constructions élaborées et les machineries imaginaires. Elle suit une formation de peintre à l'académie San Fernando de Madrid. A Barcelone, elle rencontre le poète surréaliste Benjamin Péret et l'épouse. Lorsque les Surréalistes fuient les nazis, Varo et Péret partent pour le Mexique en 1942. Elle y retrouve d'autres Surréalistes comme Leonora Carrington qui devient sa meilleure amie..

Remedios Varo se fait connaître pour ses toiles chargées d'une poésie irréelle, inspirées par l'alchimie ou par ses lectures de René Daumal, mais son oeuvre reste peu connue avant sa mort d'un arrêt cardiaque en 1963.

Ses personnages sont mystiques et solitaires; la plupart du temps impliqués dans des activités scientifiques. Ils ont souvent des yeux en amande et sont souvent androgynes.
Tous font partie d'un monde unique qui s'appuie sur des concepts développés de la magie et de l'imagination. On peut également souvent apercevoir des véhicules utopiques de propulsion cosmique qui voyagent à travers la terre, l'air et la mer, avec les engrenages, les voiles et les transmissions qui répondent aux sources d'énergie supérieures.





La peau du fantÔme par René Daumal ((1908 - 1944)

Je traîne mon espoir avec mon sac de clous, je traîne mon espoir étranglé à tes pieds, toi qui n'es pas encore, et moi qui ne suis plus.

Je traîne un sac de clous sur la grève de feu

en chantant tous les noms que je te donnerai

et ceux que je n'ai plus.

Dans la baraque, elle pourrit, la loque

où ma vie palpitait jadis ;

toutes les planches furent clouées,

il est pourri sur sa paillasse

avec ses yeux qui ne pouvaient te voir,

ses oreilles sourdes à ta voix,

sa peau trop lourde pour te sentir

quand tu le frôlais,

quand tu passais en vent de maladie.


Et maintenant j'ai dépouillé la pourriture, et tout blanc je viens en toi, ma peau nouvelle de fantôme frissonne déjà dans ton air.













jeudi 8 novembre 2012

Le pirate à la tête coupée du Musée des Sciences de Londres



Ce modèle de tête coupée en plâtre est censé représenter un exécuté chinois pirate de la rivière Yangstze.
Elle fut fabriquée entre 1910 et 1922.
La longue queue de cheval a été réalisée à l'aide de véritables cheveux humains.
Cette pièce est aussi horrible qu'intéressante car elle représente la tête coupée avec tous les détails anatomiques ; artères, veines et moëlle épinière sont modélisés avec précision à travers le cou coupé.
La tête possède également sa propre boîte de transport ensanglantée.
Les origines et le but du modèle sont incertaines. Elle était peut-être utilisée lors d'une exposition.
Musée des Sciences de Londres.



vendredi 2 novembre 2012

Entre provocation et collage avec Thomas Robson



Thomas Robson vient de Belfast. Il a derrière lui plus de 18 ans d'expérience en Design graphique, il est concepteur primé BBC. Ses oeuvres souvent provocatrices allient photographie et collage.
Le site de l'artiste : www.thomas-r.com



L’horloge par Charles Baudelaire (Les Fleurs du Mal)

Horloge ! dieu sinistre, effrayant, impassible,
Dont le doigt nous menace et nous dit : ” Souviens-toi !
Les vibrantes Douleurs dans ton coeur plein d’effroi
Se planteront bientôt comme dans une cible,
Le plaisir vaporeux fuira vers l’horizon
Ainsi qu’une sylphide au fond de la coulisse ;
Chaque instant te dévore un morceau du délice
A chaque homme accordé pour toute sa saison.
Trois mille six cents fois par heure, la Seconde
Chuchote : Souviens-toi ! - Rapide, avec sa voix
D’insecte, Maintenant dit : Je suis Autrefois,
Et j’ai pompé ta vie avec ma trompe immonde !
Remember ! Souviens-toi, prodigue ! Esto memor !
(Mon gosier de métal parle toutes les langues.)
Les minutes, mortel folâtre, sont des gangues
Qu’il ne faut pas lâcher sans en extraire l’or !
Souviens-toi que le Temps est un joueur avide
Qui gagne sans tricher, à tout coup ! c’est la loi.
Le jour décroît ; la nuit augmente, souviens-toi !
Le gouffre a toujours soif ; la clepsydre se vide.
Tantôt sonnera l’heure où le divin Hasard,
Où l’auguste Vertu, ton épouse encor vierge,
Où le repentir même (oh ! la dernière auberge !),
Où tout te dira : Meurs, vieux lâche ! il est trop tard ! ”