samedi 30 avril 2011

"Death and the Lady", spectacle Grand Guignol aux Ziegfeld Follies

"Death and the Lady", est le titre d'une ancienne ballade folklorique anglaise qui fut publiée en 1906 par "The City Folks", un ancien journal anglais.

Elle servit de base à un spectacle de vaudeville Ziegfeld Follies d'inspiration  "Grand Guignol", les maux principaux développés y sont l'alcool et les jeux de cartes.
Les photographies sont de Joseph Hall, le photographe de Brooklyn, célèbre également pour ses photographies de théâtre et de sport.

"Death and the Lady", a été imprimée par J. Deacon entre 1683 et 1700.

'Fair Lady, throw those costly robes aside,
No longer may you glory in your pride;
Take leave of all your carnal vain delight,
I'm come to summon you away this night.'

'What bold attempt is this? Pray let me know
From whence you come, and whither I must go.
Shall I, who am a lady, stoop or bow
To such a pale-faced visage? Who art thou?'

'Do you not know me? I will tell you then:
I am he that conquers all the sons of men,
No pitch of honour from my dart is free,
My name is Death! Have you not heard of me?'

'Yes; I have heard of thee, time after time;
But, being in the glory of my prime,
I did not think you would have come so soon;
Why must my morning sun go down at noon?'

'Talk not of noon! you may as well be mute;
There is no time at all for vain dispute,
Your riches, gold, and garments,jewels bright,
Your house, and land, must on new owners light.'

 'My heart is cold; it trembles at such news!
Here's bags of gold, if you will me excuse
And seize on those; and finish thou their strife,
Who wretched are, and weary of their life.

Are there not many bound in prison strong
In bitter grief? and souls that languish long,
Who could but find the grave a place of rest
From all their grief; by which they are opprest.

Besides there's many with a hoary head
And palsied joints; from whom all joy is fled
Release thou them whose sorrows are so great,
And spare my life until a later date!'

'Though thy vain heart to riches is inclined
Yet thou must die and leave them all behind.
I come to none before their warrant's sealed,
And, when it is, they must submit, and yield.

Though some by age be full of grief and pain,
Till their appointed time they must remain;
I take no bribe, believe me,this is true.
Prepare yourself to go; I'm come for you.'

 'But if, oh! if you could for me obtain
A freedom, and a longer life to reign,
Fain would I stay, if thou my life wouldst spare.
I have a daughter, beautiful and fair,
I wish to see her wed, whom I adore;
Grant me but this, and I will ask no more?'
(The last part of the music must be repeated
to fit the extra line)

 'This is a slender frivolous excuse!
I have you fast! I will not let you loose!
Leave her to Providence, for you must go
Along with me, whether you will or no!

If Death commands the King to leave his crown
He at my feet must lay his sceptre down;
Then, if to Kings I do not favour give
But cut them off, can you expect to live
Beyond the limits of your time and space?
No! I must send you to another place.'
(The last part of the music must be repeated
to fit the extra line)

'Ye learned doctors, now exert your skill,
And let not Death on me obtain his will!
Prepare your cordials, let me comfort find,
My gold shall fly like chaff before the wind!'

 'Forbear to call! that skill will never do;
They are but mortals here as well as you.
I give the fatal wound, my dart is sure,
And far beyond the doctors' skill to cure.

Flow freely you can let your riches fly
To purchase life, rather than yield and die!
But,while you flourished here with all your store,
You would not give one penny to the poor.

Though in God's name they sue to you did make
You would not spare one penny for His sake.
My Lord beheld wherein you did amiss,
And calls you hence, to give account of this!'

 'Oh! heavy news! must I no longer stay?
How shall I stand at the great Judgement Day?'
Down from her eyes the crystal tears did flow,
She says, 'None knows what I now undergo!

Upon my bed of sorrow here I lie!
My selfish life makes me afraid to die!
My sins are great, and manifold,and foul;
Lord Jesus Christ have mercy on my soul!

Alas! I do deserve a righteous frown!
Yet pardon, Lord, and pour a blessing down!'
Then with a dying sigh her heart did break,
And did the pleasures of this world forsake.

Thus may we see the mighty rise and fall,
For cruel Death shews no respect at all
To those of either high or low degree.
The great submit to Death as well as we.

Though they are gay, their life is but a span,
A lump of clay, so vile a creature's Man!
Then happy they whom God hath made his care,
And die in God, and ever happy are!

The grave's the market place where all must meet
Both rich and poor, as well as small and great;
If life were merchandise, that gold could buy,
The rich would live -- only the poor would die.

Remerciement à l'historical Ziegfel group pour les photographies.

vendredi 29 avril 2011

Contes de fées glamour avec Eugenio Recuenco

Eugenio Recuenco, né en 1970 à Madrid, est un photographe espagnol. Il se démarque dans les photos de mode pour Vogue, Vanity Fair, Yves Saint Laurent, etc....

Il a également travaillé plusieurs fois avec Rammstein, notamment avec les pochettes de "Rosenrot" et de "Liebe ist für alle".

Ses photos trash, n'en reste pas moins glamour et sexy, assaisonnée d'une pointe d'humour, on y sent l'influence qu'a exercé sur lui la peinture classique de Goya, El Greco ou Zurbaran.

"La bonne grâce est le vrai don des fées ; Sans elle on ne peut rien, avec elle on peut tout."
(Charles Perrault)

« L’Ogre avait sept filles, qui n’étaient encore que des enfants. Ces petites Ogresses avaient toutes le teint fort beau, parce qu’elles mangeaient de la chair fraîche comme leur père ; mais elles avaient de petits yeux gris et tout ronds, le nez crochu et une fort grande bouche avec de longues dents fort aiguës et fort éloignées l’une de l’autre. Elles n’étaient pas encore fort méchantes ; mais elles promettaient beaucoup, car elles mordaient déjà les petits enfants pour en sucer le sang ». (Charles Perrault)

«Ne vous affligez point, mon maître, vous n’avez qu’à me donner un sac et me faire faire une paire de bottes pour aller dans les broussailles, et vous verrez que vous n’êtes pas si mal partagé que vous croyez.» (Le Chat Botté - Charles Perrault)

« ALICE, assise auprès de sa sœur sur le gazon, commençait à s’ennuyer de rester là à ne rien faire ; une ou deux fois elle avait jeté les yeux sur le livre que lisait sa sœur ; mais quoi ! pas d’images, pas de dialogues ! « La belle avance, » pensait Alice, « qu’un livre sans images, sans causeries ! »».
(Lewis Carroll)

« Mon Prince, il y a plus de cinquante ans que j'ai entendu dire de mon père qu'il y avait dans ce Château une Princesse, la plus belle du monde; qu'elle devait y dormir cent ans, et qu'elle serait réveillée par le fils d'un Roi, à qui elle était réservée. »(Charles Perrault)

jeudi 28 avril 2011

L'univers futuriste et fétichiste de Jeffery Scott

Véritable maître de la manipulation photo, Jeffery Scott nous entraîne dans son univers futuriste, baigné de surréalisme, ses oeuvres imprégnées d'une touche de fétichisme ne font que renforcer la puissance de ses créations.

 "Il n'est pas deux peuples sur la surface du globe qui soient vertueux de la même manière."(Marquis de Sade)

"L'homme serait le plus heureux des êtres si du seul besoin qu'il a d'une illusion quelconque ne naissait aussitôt la réalité."(Marquis de Sade)

 "Tout le bonheur des hommes est dans l'imagination."(Marquis de Sade)

 "Tous les hommes sont fous, et qui n'en veut point voir doit rester dans sa chambre et casser son miroir."(Marquis de Sade)

"Toute espèce de chaîne est une folie, tout lien est un attentat à la liberté physique dont nous jouissons sur la surface du globe."(Marquis de Sade)

"Je ne sais ce que c'est que le coeur, ... je n'appelle ainsi que les faiblesses de l'esprit. "(Marquis de Sade)

 " Il n'y a pas d'horreur qui n'ait été divinisée, pas une vertu qui n'ait été flétrie. "(Marquis de Sade)

"Il n'y a d'autre enfer pour l'homme que la bêtise ou la méchanceté de ses semblables."(Marquis de Sade)

 "Adressez-vous plutôt aux passions qu'aux vertus quand vous voudrez persuader une femme."(Marquis de Sade)

"Il est très doux de scandaliser: il existe là un petit triomphe pour l'orgueil qui n'est nullement à dédaigner."(Marquis de Sade)

"La société n'est-elle pas autorisée à ne jamais souffrir dans son sein celui qui se déclare contre elle ? Et l'individu qui s'isole, peut-il lutter contre tous ?"(Marquis de Sade) 

"La soumission du peuple n'est jamais due qu'à la violence et à l'étendue des supplices."(Marquis de Sade)

"Il est un antre obscur où vont s'isoler les amours pour nous séduire avec plus d'énergie"(Marquis de Sade)

mercredi 27 avril 2011

Aux confins de nos peurs et de nos cauchemars avec Joshua Hoffine

Fils spirituel de Romero et de Wes Craven, Joshua Hoffine, a vite quitté la photographie de mariage, pour se lancer dans la réalisation de photographies basées principalement sur l'horreur et les cauchemars d'enfance.

C'est avec l'aide de sa famille et de ses amis qu'il met en scène des images sorties de nos plus terribles craintes.
                                                                    Auto cannibalisme
"Je me considère toujours comme photographe. Mais comme un réalisateur, j’aime mettre en scène mes images. Chaque détail est calculé.
                                                              Lady Bathory
Comme Gregory Crewdson ou David LaChappelle, je veux que mes photographies soient conduites par une narration. Je veux qu’elles s’inscrivent dans une histoire qui les dépasse. Mais, à la différence d’un réalisateur, je veux que cela tienne dans une seule image."
"WOLF est ma version du petit chaperon rouge. Le loup est une figure métaphorique, il représente le mâle sexuellement prédateur. Un tricheur. Un violent. Un violeur. J’ai tenté de mettre au jour les sous-entendus en montrant la petite fille dans cet état de vulnérabilité, à moitié dévêtue et avec ce loup à la main d’homme qui essaye de l’attraper."
                                                                 Basement ou la peur des caves
Plus contagieuse que la peste, la peur se communique en un clin d'oeil. «
(Nikolaï Gogol)
                                                                    Jack ??

"C'est la nuit que les elfes sortent, Avec leur robe humide au bord, Et sur les nénuphars emportent Leur valseur de fatigue mort."(Théophile Gautier)

Celui qui n'a pas peur n'est pas normal ; ça n'a rien à voir avec le courage.
(Jean-Paul Sartre)

mardi 26 avril 2011

La volupté entre nymphes et sorcières par Luis Ricardo Falero

Luis Ricardo Falero, duc de Labranzano, est né à Grenade le 23 mai 1851, il mourut à Londres le 7 décembre 1896.

Ce peintre orientaliste espagnol  nous a laissé de superbes peintures érotico-fantastiques où nymphes, sorcières et fées se découvrent dans une ambiance occulte.

J'en profite pour glisser un superbe poème de Charles Baudelaire intitulé "Sed non satiata" appartenant au recueil "Les Fleurs du Mal"

Bizarre déité, brune comme les nuits,
Au parfum mélangé de musc et de havane,
Œuvre de quelque obi, le Faust de la savane,
Sorcière au flanc d'ébène, enfant des noirs minuits,

Je préfère au constance, à l'opium, au nuits,
L'élixir de ta bouche où l'amour se pavane ;
Quand vers toi mes désirs partent en caravane,
Tes yeux sont la citerne où boivent mes ennuis.

Par ces deux grands yeux noirs, soupiraux de ton âme,
Ô démon sans pitié ! Verse-moi moins de flamme ;
Je ne suis pas le Styx pour t'embrasser neuf fois,

Hélas ! Et je ne puis, mégère libertine,
Pour briser ton courage et te mettre aux abois,
Dans l'enfer de ton lit devenir Proserpine !