vendredi 16 septembre 2011

L'univers Kitsch et intemporel d'Alex Gross


Alex Gross, ex-illustrateur basé à Los Angeles,  nous propulse au coeur d'un univers kitsch, peuplé d'êtres étranges, posant dans des décors oniriques et intemporels, Orient et Occident s'y côtoient, tradition et modernité s'unissent pour nous inviter à survoler cette harmonie bizarre.
Le site de l'artiste : http://www.alexgross.com/paintings/three/koshimaki.html








Passé, présent, violence et sensualité par Disconnactuseractus


Les illustrations sont de : disconnactuseractus
Le site de l'artiste : http://disconnactuseractus.deviantart.com/gallery/

Analogie identitaire par Sybille Rembard
Visages sculptés
brodés les uns après les autres
là en haut sous les toits
à côté des chambres de bonnes
Chaque profil est différent
égal dans son essence
inébranlable dans son destin
Nos regards rêveurs se démultiplient
quérissant en vain la similitude
marque ancestrale cachée dans les cellules
Nous cherchons cette statue
qui nous ressemble
ce sourire identique au même destin
se reflétant dans la brume des souvenirs
tel ce palais en pierre
dans le miroir d’eau piétinée
par la pureté de nos enfants
Nous traversons à nouveau le pont
au ralenti
la pluie fouettant nos visages
nous noie dans la tautologie de la réalité















jeudi 15 septembre 2011

Cabinet de curiosités - Du livre au placard à poisons

Que de questions je me pose depuis que j'ai découvert cette belle pièce sur un site allemand.
Cet objet a-t-il servi ? Contre qui ? Quel histoire secrète renferme-t-il ?

Le peu que je peux en dire, ne se rapporte qu'à des détails touchant à sa description.....malheureusement !

Ce placard à poisons date du XVIIème siècle, il se présente sous l'apparence d'un livre dont la couverture d'origine date de 1600.
L'intérieur est composé de 11 tiroirs munis des poignées en argent.
Les étiquettes nous indiquent qu'il contenait de la belladone, du datura, etc....
Le flacon que vous pouvez découvrir au centre du placard porte une étiquette sur laquelle est inscrite une citation en latin, nous rappelant que tout homme doit mourir une fois ("Statutum est hominibus semel mori")
La gravure représentant un squelette debout date de 1682.




mercredi 14 septembre 2011

Dali, ses meubles et ses objets insolites surréalistes

"L’OBJET SURRÉALISTE EST UN OBJET ABSOLUMENT INUTILE AU POINT DE VUE PRATIQUE ET RATIONNEL, CRÉÉ EXCLUSIVEMENT EN VUE D’ÊTRE MATÉRIALISÉ DE MANIÈRE FÉTICHISTE, AVEC LE MAXIMUM DE RÉALITÉ TANGIBLE, D’IDÉES ET FANTAISIES AU CARACTÈRE DÉLIRANT" (SURRÉALISME AU SERVICE DE LA RÉVOLUTION).
J'en profite pour glisser une citation de Lautréamont tout à fait appropriée.
« Beau comme la rencontre fortuite sur une table de dissection d’un parapluie et d’une machine à coudre » (Comte de Lautréamont)


Dalí réalise, à partir du portrait photographique de l’actrice Mae West, un tableau à la gouache ayant pour titre : Visage de Mae West pouvant être utilisé comme appartement surréaliste.

Dans cette composition, Dalí conçoit le visage comme une pièce où chaque partie du visage est un élément pouvant constituer un salon. Exemple : le nez devient une cheminée, les lèvres un canapé, les yeux des tableaux…

En 1936-1937, le "Canapé-Lèvres" sera réalisé grandeur nature : la couleur du tissu étant exactement la même que celle du rouge à lèvres de l’actrice. C’est Jean-Michel Franck qui réalisa, pour Dalí, le premier Mae West Lips Sofa.

Théâtre musée Dali à Figueres
                                                             

"Toute mon ambition consiste à matérialiser avec la plus impérialiste rage de précision les images de l’irrationalité concrète puissant être objectivement évidents et avoir la même consistance, la même dureté, la même faculté persuasive de cognition et de communication que le monde extérieur des phénomènes de la réalité (La Conquête de l’Irrationel)." (Dali)

                                     Téléphone homard- Téléphone aphrodisiaque
                                                 Le canapé de Dali (Mae West Lips Sofa )
                                                           Le lit de Dali
                                                               Chaise-cuillère

samedi 10 septembre 2011

Luxure et sadisme entre Verlaine et Erik Thor Sandberg


Peintre figuratif et surréaliste, Erik Thor Sandberg est originaire de Virginie et vit à Washington.
Le site de l'artiste : http://erikthorsandberg.com/home.html

Voici quelques vers de Paul Verlaine, ceux-ci lui ont été inspirés par la lecture des Fleurs du Mal, de Baudelaire

Je compare ces vers étranges
Aux étranges vers que ferait
Un marquis de Sade discret
Qui saurait la langue des anges




Complexe d'Oedipe ???



Luxures, par Paul Verlaine

Chair ! ô seul fruit mordu des vergers d'ici-bas,
Fruit amer et sucré qui jutes aux dents seules
Des affamés du seul amour, bouches ou gueules,
Et bon dessert des forts, et leurs joyeux repas,

Amour ! le seul émoi de ceux que n'émeut pas
L'horreur de vivre, Amour qui presses sous tes meules
Les scrupules des libertins et des bégueules
Pour le pain des damnés qu'élisent les sabbats,

Amour, tu m'apparais aussi comme un beau pâtre
Dont rêve la fileuse assise auprès de l'âtre
Les soirs d'hiver dans la chaleur d'un sarment clair,

Et la fileuse c'est la Chair, et l'heure tinte
Où le rêve étreindra la rêveuse, - heure sainte
Ou non ! qu'importe à votre extase, Amour et Chair ?






On peut constater sur ces derniers travaux, une certaine influence de Jérôme Bosch.


vendredi 9 septembre 2011

Le monde étrange de Giovanni Tilotta


Illustrations de Giovanni Tilotta.
Un Rêve dans un rêve, par Edgar Allan Poe.

Tiens ! ce baiser sur ton front ! et, à l'heure où je te quitte, oui, bien haut, que je te l'avoue : tu n'as pas tort, toi qui juges que mes jours ont été un rêve ; et si l'espoir s'est enfui en une nuit ou en un jour - dans une vision ou aucune, n'en est-il pour cela pas moins PASSÉ ? Tout ce que nous voyons ou paraissons, n'est qu'un rêve dans un rêve.

Je reste en la rumeur d'un rivage par le flot tourmenté et tiens dans la main des grains du sable d'or - bien peu ! encore comme ils glissent à travers mes doigts à l'abîme, pendant - que je pleure -  pendant que pleure ! O Dieu ! ne puis-je les serrer d'une étreinte plus sûre ? O Dieu ! ne puis-je en sauver un de la vague impitoyable ? TOUT ce que nous voyons ou paraissons, n'est-il qu'un rêve dans un rêve ?