jeudi 12 juin 2014

Les écorchés anatomiques du Docteur Auzoux



Louis Thomas Jérôme Auzoux (7 avril 1797 à Saint-Aubin-d'Écrosville - 6 mars 1880 à Paris) est un docteur en médecine français internationalement connu en tant que créateur de modèles anatomiques utilisés dans l'enseignement de la médecine humaine et dans l'enseignement vétérinaire.



Louis Auzoux est le concepteur d'une anatomie qu'il a appelée clastique (du grec klastos mis en morceaux) dont le principe est l'articulation d'une pièce anatomique en ses constituants élémentaires que l'observateur peut démonter et remonter à loisir pour en observer la forme, la taille et les rapports respectifs.

Le principe imaginé par le docteur Auzoux a consisté dans la production d’une pâte de papier et de liège coulée dans des moules puis pressée, selon la technique dite du papier mâché.

Pour les pièces simples et peu articulées, le plus souvent des agrandissements d’organe, il utilisait des moules en plâtre sur lesquels étaient placées successivement plusieurs couches de papier coloré enduit de colle. La colle humidifie le papier et lui fait épouser correctement les plus petits détails du moule ; les différentes couches permettent d’apporter la rigidité future de la pièce, en commençant par une couche de papier fin (env. 60g/m²), puis en continuant avec des couches de papier plus fort (env. 125g/m²). L’utilisation de papiers de couleurs différentes permettait de mieux se repérer entre les couches. Lorsque le relief était tourmenté, de petits fragments de papier déchiré permettaient de reproduire les plus petits détails. Plus de 12 couches de papier pouvaient être ainsi superposées. Le modèle brut ainsi obtenu était creux, léger et résistant.
Pour les pièces articulées, il imagina une pâte qui permettait d’acquérir la densité suffisante pour fixer des attaches, articuler les pièces entre elles et disposer des armatures métalliques pour les modèles de grande taille. Les moules utilisés étaient alors en alliage métallique. Les ouvriers réalisaient des coquilles cartonnées, plus fines que dans la technique précédente (3 à 4 couches de papier) puis y disposaient une pâte, la « terre », qui se composait de colle de farine, de papier finement déchiré, de filasse hachée, de blanc de Meudon et de poudre de liège, ce dernier composant étant réputé être l’élément essentiel à la réussite du moulage. Le moule était ensuite refermé et placé sous une presse qui, en plusieurs heures, compactait petit à petit la « terre » et l’étalait jusqu’aux plus minutieux détails.











Moules utilisés par les établissements Auzoux, fabriqués par le Docteur Auzoux lui-même pour la plupart. Les formes sont en alliage de Darset (utilisé en imprimerie, en étain, plomb et antimoine). Ces moules sont incrustés dans de massifs blocs de chêne. Chaque moule comporte deux coquilles. Noter aussi que chaque moule en alliage comporte des noyaux amovibles permettant d’obtenir des formes complexes.


Modèle anatomique du cheval du Dr Auzoux au musée d'anatomie de l'Ecole nationale vétérinaire de Toulouse.
Ce cheval est issu d’un savoir-faire unique : un mélange de poudre de liège avec du blanc de Meudon, du papier et de la filasse, le tout renforcé par une armature métallique. Sa date de production (1851) est écrite à la main, sur le côté droit, accompagnée de la signature du Docteur Auzoux. Ce cheval est dit « complet » car chacun de ses muscles peut être isolé. La restauration de cet emblème de l’anatomie artificielle est aujourd’hui indispensable.


samedi 7 juin 2014

Le Monde étrange de Michal Klimczak


Michal Klimczak, artiste polonais est passé maître dans l'art de la photomanipulation.
Il nous invite à voyager au coeur de paysages surréalistes peuplés de créatures et d'êtres étranges.
Le site de l'artiste : http://shume-1.deviantart.com/gallery/















mardi 20 mai 2014

Projet Stavronikita par Andreas Franke


Suite à un naufrage, l'épave du Stavronikita dort depuis près de 20 ans au fond de l'océan à 13,8 N, 59.38 W, juste à côté de l'île de la Barbade. C'est l'endroit choisit par le photographe autrichien Andreas Franke pour mettre en scène un jeu plein de décadence et d'exubérance qui explore le style ornemental baroque et rococo.

Des jeunes filles de la Cour accompagnées d'animaux de compagnie,  évoluent sous l’œil attentif des poissons, dans des décors sous-marins féeriques où l'abondance de confiseries et de pâtisseries, nous plongent au cœur d'une prodigalité qui amplifie l'ambiance extravagante de l'endroit.








samedi 3 mai 2014

Le "Galdrakver" ou le Petit Livre de la Magie Islandais - 1640



Le "Galdrakver" est un manuscrit islandais du XVIIe siècle (1640 - Son nom peut être traduit par "petit livre de la magie"). Cet ouvrage fut écrit sur ​​une peau d'animal, il contenait des bâtons magiques, des sceaux, des prières, des charmes, des schémas avec les textes apparentés. Les 7 premières pages du manuscrit comportent uniquement des hymnes.

Il est connu pour avoir été, entre-autre, la propriété de l'évêque de Skalholt (ville du sud de l'islande) Hannes Finnson, né en 1739 et décédé en 1796.  

Ce collectionneur d'ouvrages anciens était renommé car il possédait une vaste bibliothèque contenant de nombreux volumes de magie et d'ésotérisme, dont 95 manuscrits.














lundi 21 avril 2014

Photographie de la pensée par Louis Darget


La photographie de la pensée (ou psychophotographie) est le deuxième grand type d’utilisation de la photographie des fluides. Le désir de capter l’invisible ne s’est pas limité aux seuls champs de l’énergie vitale et des sentiments. Il s’est aussi porté sur un autre genre d’abstraction : la pensée et autres images mentales produites par notre cerveau.

C’est Louis Darget qui parvint aux résultats les plus probants. Il y travailla trente ans et totalisa plusieurs milliers d’expériences selon différents procédés.

Le 27 mai 1893, le Commandant Darget, convaincu que la pensée produit un rayonnement lumineux, regarde fixement, pendant environ une demi heure, une bouteille d'eau de vie. Puis il place une plaque vierge dans un bac de révélateur, pose sa main dessus, puis son front sur sa main, tout en pensant fortement à la bouteille qu'il vient de voir. Au bout de cinq minutes, il développe la plaque. (ci-dessus)

Deux photographie mentales de Louis Darget accompagnées de leurs légendes interprétatives. A gauche, le portrait de Beethoven; à droite, le rêve d'un aigle - 1896

1902

1896 - 1897