vendredi 19 octobre 2012

Les peintures figuratives de Vlada Mirkovic



Né en 1954 à Gornji Milanovac (Serbie), Vlada Mirkovic a fait ses études à Gornji Milanovac et à Belgrade.  Depuis 1989, Vlada a vécu et travaillé comme artiste indépendant. Il a participé à plusieurs expositions de part le monde.  Bon nombres de ses peintures figuratives sont maintenant présentes chez des collectionneurs privés du monde entier.

L'artiste nous plonge dans un monde onirique où le symbolisme est omniprésent, ses personnages au visage souvent occulté nous interpellent afin de nous plonger au coeur d'un univers ésotérique qui nous rappelle la petitesse de l'esprit humain s'évertuant à batailler pour des futilités. 



Le site de l'artiste : http://vladamirkovic.com/





Mysterium Magnum













mercredi 17 octobre 2012

Le Dieu Pan et la fête Dyonisiaque de Painswick, Gloucestershire




Au dix-huitième siècle, un regain d'intérêt pour les cérémonies païennes sévissait parmi les aristocrates et les intellectuels. Un noble du nom de Benjamin Hyett résidant à l'extérieur du village décida d'organiser une procession annuelle dédiée à Pan. Pendant cette cérémonie,  une statue de la divinité devait être tenue en l'air, les gens criaient  alors «Highgates! Highgates! ».
La statue était alors emmenée au milieu des bois afin que les villageois se livrent aux festivités Dionysiaque.

La tradition s'est éteinte dans les années 1830, mais a été relancé en 1885 par le nouveau vicaire, WH Seddon, qui a cru à tort que le festival était d'origine ancienne. Son successeur, le vicaire Seddon était cependant moins sensible à la fête païenne, il y mit un terme en 1950 en enterrant la statue de Pan, qui fut heureusement déterrée plus tard et exposée dans l'enceinte de Painswick.


lundi 15 octobre 2012

Portraits criminels avec Cesare Lombroso


Il y a cent ans, le 19 octobre 1909, Cesare Lombroso s’éteignait à l’âge de 74 ans. Au cours de sa vie, il fut tour à tour médecin militaire, professeur universitaire spécialisé dans les maladies nerveuses, directeur de l’asile psychiatrique de Pesaro, puis titulaire d’une chaire en médecine légale à Turin en 1874. C’est à Turin qu’il publia son ouvrage le plus célèbre, "L’uomo delinquente ", véritable typologie du criminel. 

Dans ses thèses sur le « criminel né » : à partir d'études phrénologiques et physiognomique, il tentait de repérer les criminels en considérant qu'il s'agissait d'une classe héréditaire qu'on pourrait distinguer par l'apparence physique. Ses théories étaient fortement marquées par la théorie de la dégénérescence, le racialisme et le transformisme : il considérait ainsi que l'humanité avait évolué en partant des « Noirs » vers les « Jaunes » et enfin les « Blancs ». Au sein même de l'Italie, il distinguait la « race du sud » inférieure à la « race du nord », tandis qu'il considérait que les femmes étaient moins sujettes à la criminalité en raison de leur moindre intelligence et de la nature plus inactive de leur vie.

Désormais, le crime a un visage : le crâne est caractéristique. Il est plutôt petit, le front est fuyant, les sourcils sont fournis, les pommettes très prononcées… Cesare Lombroso devint ensuite titulaire d’une chaire en psychiatrie, puis en anthropologie criminelle (créée pour la discipline qu’il vient de fonder). Génie ou charlatan ? Encensé de son vivant et dénigré immédiatement après sa mort, il est considéré aujourd’hui comme un pur produit de son époque. 

Les photos de cet article proviennent du musée d'anthropologie criminelle de Turin.
Situé au sein de l'institut d'Etudes anatomiques de la faculté de médecine de Turin, dans le quartier de San Salvario au sud de la ville, ce musée, retrace le parcours d'études scientifiques du criminologue Cesare Lombroso. 
Les collections comprennent des photos, des documents, des écrits et des productions artisanales et artistiques sur le sujet.




Ci-dessus : le crâne du brigand Villella est l’illustration macabre de la grande découverte de Cesare Lombroso : son aspect "primitif"serait, pour le chercheur, la preuve du lien "atavique"existant entre le criminel et les hommes primitifs.






Masque mortuaire réalisé en cire d'après la tête d'un criminel décapité



Carafe de prisonnier

Dans son testament le professeur Lombroso demandait à être disséqué par un collègue, ce qui fut réalisé.
Sa tête est maintenant conservée dans un bocal.

jeudi 11 octobre 2012

Exaltation entre violence et mysticisme avec Desiree Dolron



Desiree Dolron (1963 -) est une photographe, photojournaliste néerlandaise. Elle est une des principales représentantes de la photographie contemporaine. Son travail relève d'un style aussi bien plastique que documentaire

Organisant ses travaux de façon sérielle, Desiree Dolron, qui fut éblouie par un voyage en Inde, s’intéresse de prime abord à l’univers religieux dans toutes ses manifestations, notamment celles où les limites humaines sont ignorées, plus que dépassées.
"C’est la violence dans la religion qui m’attire, parce qu’elle concerne quelque chose qui, à la base, est destinée à élever, aider l’homme.", explique-t-elle.

Desiree Dolron touche alors à l’élément phare de la religion : l’abandon, à travers des notions aussi diverses que le sacrifice, la foi et la souffrance. L’artiste, introduite très tôt dans les méandres de la photographie, travaille en noir et blanc pour cette série, où les corps laissent croire à une douleur supportée, où le sang devenu gris dédramatise la mise en scène de ces individus placés au rang de surhommes...

L’artiste s’est rendue en Egypte, en Inde, en Malaisie, au Maroc, au Pakistan, aux Philippines et en Thaïlande pour photographier les rituels des catholiques (Philippines) et hindouistes (Inde) fanatiques. Des photos  de corps volontairement mutilés, percés qui choquent et tendent au sensationnalisme. Pourtant, telle n’est pas la finalité de Dolron. Elle se dit juste – et elle semble sincère – intriguée par cette violence sacrée. Elle qui est athée.














lundi 8 octobre 2012

Corps des tourbières par Robert Clark

L’homme de Tollund
Pendu avec un cordon de cuir et jeté dans une tourbière danoise il y a 2300 années, l'homme de Tollund fut rituellement sacrifié. Sa découverte pose des questions obsédantes aux chercheurs : comment a-t-il été choisis, quel est le Dieu qui a exigé sa vie, qui a fermé ses yeux après sa mort ?.


Pendant des siècles, les tourbières du nord-ouest de l'Europe ont étrangement conservés des restes humains. Il fallu attendre le 19ème siècle pour que l'on s'intéresse réellement à ces corps et que l'on réalise qu'ils remontaient à l'Antiquité.

Une tourbière est un marais ou une prairie spongieuse où se forme la tourbe. La tourbe est une roche combustible renfermant jusqu’à 50 % de carbone.
Une tourbière peut avoir jusqu’à 10 m d’épaisseur. La tourbe fossilise tout ce qui y reste emprisonné.
Les tourbières sont une véritable mine d’or pour les scientifiques : en plus de corps humains et d’animaux, elles ont préservé des restes fossilisés de plantes et des grains de pollen qui ont permis d'établir l’écosystème du quaternaire.

La plupart des corps datent de  l'âge du fer, vers 800 avant JC à 200 après JC, mais certains sont plus récents (1000 après JC), en dépit de leur âge, les corps conservent leur peau, leurs organes internes et même leurs vêtements. Cette momification naturelle est le résultat de la chimie hautement acide des tourbières qui fabriquent des conditions remarquables pour la conservation. Cependant, quand ils sont exposés à l'atmosphère normale, ils commencent à se décomposer rapidement, de nombreux spécimens ont été perdus de cette manière.

En observant ces" momies" ont peut remarquer de nombreux de traumatismes, ainsi que des traces de tortures. Ces mort violentes soutiennent la thèse qu'ils ont été victimes d'exécution ou de sacrifices rituels humains.

Les images de cet article sont de Robert Clark pour le National Geographic.


Ci-dessus : Un des nombreux corps découverts et qui datent de 400 avant J.-C.,  période où les peuples celtiques et Germaniques de la région considéraient les marais comme des portails vers les mondes surnaturels.

Ci-dessus : cette fille âgée de 16 ans au moment de sa mort, a gardé un morceau de tissu autour de la gorge  ce qui suggère qu'elle ait été étranglée.

Elle peut avoir été choisie pour un sacrifice humain à cause d'une difformité : une courbure dans son épine dorsale.



Environ 1,600 ans après sa mort, "Franz le Rouge" a toujours beaucoup de cheveux et de barbe, quoique les eaux de marais les aient teintés en rouge.
Des difformités de ses os, il apparaît qu'il a passé beaucoup de temps à cheval. Les études récentes de son corps ont révélés qu'il a échappé à une vilaine blessure causée par une flèche ainsi qu'à  une épaule cassée, il mourut quand quelqu'un lui ouvrit la gorge.



L'homme de Grauballe 


samedi 6 octobre 2012

L'Univers Réaliste Fantastique de Thomas Häfner


Lucifer

Thomas Häfner (1928 - 1985) étudia l'art à la Kunstakademie de Düsseldorf. Afin d'échapper à la seconde guerre mondiale il se retira de 1938 à 1948 à Ceylan

Peintre fantastique, Häfner a été membre, dans le milieu des années cinquante, d'un groupe d'artistes allemands, formé à Düsseldorf et appelé "les Jeunes Réalistes Fantastiques".

La Femme Démon



Le Démoniaque par Jean Moréas   (1856-1910)

Ai-je sucé les sucs d'innomés magistères 
Quel succube au pied bot m'a-t-il donc envoûté ? 
Oh ! ne l'être plus, oh ! ne l'avoir pas été ! 
Suc maléfique, ô magistères délétères !

Point d'holocauste offert sur les autels des Tyrs, 
Point d'âpres cauchemars, d'affres épileptiques ! 
Seuls les rêves pareils aux ciels clairs des triptyques, 
Seuls les désirs nimbés du halo des martyrs !

Qui me rendra jamais l'Hermine primitive, 
Et le Lys virginal, et la sainte Forêt 
Où, dans le chant des luths, Viviane apparaît 
Versant les philtres de sa lèvre fugitive !

Hélas ! hélas ! au fond de l'Érèbe épaissi, 
J'entends râler mon coeur criblé comme une cible. 
- Viendra-t-on te briser, sortilège invincible ? -
Hâte-toi, hâte-toi, bon Devin, car voici

Que l'Automne se met à secouer les Roses, 
Et que les joueurs rieurs s'effacent au lointain ;
Et qu'il va s'éteignant le suave Matin :
- Et demain, c'est trop tard pour les Métamorphoses !




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Marionnettes