vendredi 20 décembre 2013

Whitechapel Club - Chicago




Le Whitechapel Club était situé à Chicago. Il fut créé en 1889 et ferma ses portes en 1894.

Le noyau principal des membres du club était formé principalement de journalistes ensuite on y retrouva des artistes, des musiciens, des médecins et des avocats. Ce cercle se révéla très privé, quiconque voulait en faire partie devait passer par une initiation sous l’œil attentif du président Jack l’Éventreur (représenté par un modèle grandeur nature). Les dernières années de l'existence du club, l'adhésion fut très convoitée, seuls deux membres d'une même profession pouvaient appartenir au cercle au même moment.

L'intérieur du Whitechapel Club ressemblait à une salle de trophées pour meurtriers. Les murs étaient décorés de couvertures indiennes imbibées de sang, on pouvait également y découvrir une collection de nœuds coulants et de couteaux qui avaient été utilisés lors de certains meurtres. La décoration se composait de photos de pirates et autres décapités, des crânes d'indiens avaient été truqués afin de laisser passer l'éclairage au gaz.

Dans une petite chambre au second étage, les membres se réunissaient pour boire autour d'une table en forme de cercueil dont le centre était orné du crâne d'une jeune indienne.
Les membres débutaient toujours leurs réunions à minuit, ils dissertaient alors sur différents sujets curieux, récitaient des poèmes, chantaient ou polémiquaient sur des sujets aussi divers que scabreux.


Voici le refrain d'une chanson que les membres chantaient avant de commencer leur réunion

In the days of old Rameses,
Are you on?
They told the same thing.
They told the same thing.
In the days of old Rameses,
These stories had paresis,
Are you on? Are you on? Are you on?







lundi 9 décembre 2013

Enquête au cimetière de Neuburg (Fribourg)


Le vieux cimetière de Neuburg (un quartier de Fribourg) est maintenant désaffecté, il fait figure de parc et reste un lieu de promenade apprécié. Il fut fondé en 1683 et utilisé jusqu'en 1872.

La grande croix de grès rouge du cimetière se trouvait à l'origine dans le cimetière de la cathédrale et fut construite en Janvier 1786. Cette croix a une caractéristique particulière: au lieu du crâne du "Vieux Adam», celui-ci se présente avec une orbite vide, les cheveux clairsemés et un clou est fixé de la pommette gauche à la bouche, ce qui lui donne l'aspect d'un crapaud.

Il s'agit de la représentation d'une personne assassinée à Fribourg.

Un ancien forgeron y vivait avec sa jeune femme et son compagnon forgeron. La jeune épouse devint la maîtresse du compagnon, tous deux décidèrent d'assassiner l'époux encombrant. Un soir, alors qu'il était endormi, ils le frappèrent à la tête à l'aide d'un gros clou qu'ils cachèrent sous la masse des cheveux de la victime. Personne ne vérifia leurs dires, quant à la mort du malheureux époux. Ils se marièrent peu de temps après.

Par manque de place, le corps fut exhumé quelques années plus tard. Les cheveux étaient tombés, l'un des fossoyeurs remarqua immédiatement le clou dans la tête et prévint les autorités. Le couple d'assassins fut immédiatement suspecté, arrêté et emprisonné.



Dans ce cimetière vous pouvez aussi admirer la tombe de Caroline Christine Walter de Opfingen de Anton Burghart.  Cette jeune femme est morte à 17 ans en 1867, et depuis lors sa sépulture est décorée presque tous les jours avec des fleurs fraîches. Beaucoup de légendes circulent à Fribourg sur le mystérieux donateur de fleurs.

Johann Christian Wentzinger (né le 10 Décembre, 1710 † 1 Juillet, 1797), sculpteur baroque peintre et architecte

Georg Karl Staravasnig (1748-1792), professeur médecin à l'Université de Fribourg

Une allée du cimetière

dimanche 8 décembre 2013

Monstres et bizarreries japonaises : le Rouleau Kaikidan Ekotoba


Monstres et bizarreries japonaises : le Rouleau Kaikidan Ekotoba

La "femme sauvage"semble être un humanoïde aquatique à la peau écailleuse. Elle possède des mains et des pieds palmés (chacun avec trois doigts et orteils), de longs cheveux noirs et une grande bouche rouge. Des gens auraient rencontré cette créature vers 1750 près des ruisseaux de montagne dans la région de Asakura (préfecture de Fukuoka).

Le "Kaikidan Ekotoba" est un mystérieux rouleau horizontal manuscrit présentant 33 monstres légendaires et bizarreries humaines qui proviennent presque tous de la région de Kyushu au Japon.
D'auteur et illustrateur inconnus, il aurait été rédigé vers la moitié du 19ème siècle. 
Il appartient maintenant au Musée de Fukuoka.


Cette créature noire est née en 1740 d'un accouplement entre un chien et un oiseau, toujours dans la ville de Fukuoka. A côté de l'hybride on peut apercevoir un monstre blanc amorphe - également rencontré à Fukuoka - il mesurait environ 180 cm (6 pi) de diamètre. A  l'époque, on croyait que cette créature était un hybride chien et raton-laveur de forme décalée.


Cette illustration dépeint une femme fantomatique connue pour apparaître tard dans la nuit dans une certaine chambre d'un temple de la région de Kaho (préfecture de Fukuoka). À plusieurs reprises, des pensionnaires terrifiés ont fini par se blesser mortellement, après avoir essayé de la frapper avec une épée.

Pendant des vents violents, cette apparition de feu composée de spiritueux parlait, on pouvait entendre, " Oroshiya, oroshiya " ("Laisse-moi tomber"). 
Ceci est basé sur un jeu de mots car "oroshiya" résonne comme l'ancienne prononciation japonaise de "la Russie".


Cette illustration représente un prêtre Zenshu punit de sa cupidité et transformé en une créature féline étrange aux pattes à trois doigts et à la queue fourchue d'un nekomata.


Tout comme le prêtre avide d'argent décrit ci-dessus, les personnes cupides présentées ici ont été transformées en chats bizarres.

Crapaud de Mer

L'illustration montre un crapaud à cornes redoutables qui dit habiter à la mer près de Pusan, en Corée.

Éternuement chinois

Cette créature est un Chinois frileux et enrhumé à moitié nu. Il s'agit d'une caricature de la Chine, qui avait été la proie de puissances coloniales occidentales.

L'homme aux testicules surdimensionnées

Il y a bien longtemps, un homme affublé de testicules massives aurait gagné sa vie comme attraction de foire au Mont Satta sur l'ancienne route de Tokaido près de la ville de Shizuoka. Son scrotum aurait mesuré un mètre de large.


La "femme boeuf" était une attraction visible à Dazaifu Tenmangu (préfecture de Fukuoka) au milieu du 18ème siècle. La dame sans bras divertissait le public à l'aide de ses pieds. Elle  passait une ficelle à travers les trous situés au centre des pièces de monnaies.


L'illustration montre un moine d'âge moyen de la préfecture de Nagano qui se baigne dans les sources chaudes sans enlever ses jambières. Si quelqu'un lui demandait pourquoi il ne se déshabillait pas entièrement avant d'entrer dans l'eau, il montrait les trous dans ses tibias, qui abritaient des serpents. 
L'homme est né avec des serpents dans les jambes comme punition de mauvaises actions dans une vie antérieure.


Cette illustration montre un Ezo loup (aka Hokkaido Loup), dont la race s'est éteinte à la fin du 19ème siècle (après cette dernière illustration). L'animal est représenté ici avec sa patte sur un crâne humain.



Le "moine coréen" de cette illustration chante et joue du gekkin (guitare), il présente les caractéristiques physiques d'un kappa (diablotin de l'eau).


Dans les premières décennies du 18ème siècle, un homme avec une tête malléable gagnait sa vie comme  attraction de foire en affirmant qu'il pouvait faire effondrer sa tête comme une lanterne de papier traditionnel.

Esprit de le femme et de l'enfant

Cette illustration montre le fantôme d'une femme de la région d'Asakura (préfecture de Fukuoka), qui est décédée lors d'un accouchement difficile.

Le nekomata 

Le nekomata est un monstre chat avec une queue fourchue et un goût affirmé pour la chair humaine. 
Cette créature a plusieurs pouvoirs ;  elle a la capacité de parler, de marcher sur ses pattes arrières, de changer de forme, de voler et même de ressusciter les morts. Le nekomata représenté ici a été rencontré dans le domaine Nasuno sur la préfecture de Tochig.


Le Kawataro est une variété de kappa (lutin ou diablotin de l'eau) qui, selon le texte d'accompagnement, aime manger les gens et la pratique du sumo. Une échancrure au sommet de la tête de la créature est remplie d'eau. Le Kawataro devient faible quand l'eau se déverse.


Cette illustration montre une grotte, résidence d'un monstre censé exister dans les montagnes de la préfecture de Kumamoto. À première vue, elle ressemble à une grotte ordinaire, mais quand on s'approche de l'entrée, les yeux et les dents du monstre deviennent visibles.

La femme serpent

Cette femme serpent aurait été rencontrée par six personnes sur le mont Mikasa dans la préfecture de Nara. Cinq des témoins sont morts instantanément, la sixième personne a survécu assez longtemps pour raconter l'histoire, mais il tomba malade et mourut trois jours plus tard.


Cette rokurokubi - une femme avec la capacité de s'étirer le cou sur des longueurs extraordinaires - aurait été rencontrée par un messager une nuit près du temple Ninna-ji à Kyoto.


Le mikoshi-nyudo que voici a été rencontré tard dans la nuit par un paysan. Il se baladait sur une route dans la région de Naka de la préfecture de Fukuoka.


Bien qu'aucune explication n'a été donnée pour cette créature, elle semble ressembler à la fameuse Gagoze , un démon qui a attaqué les jeunes prêtres au temple Gango-ji.

dimanche 1 décembre 2013

Les momies de Saint-Bonnet-le-Château


La collégiale Saint-Bonnet est une église située sur la commune de Saint-Bonnet-le-Château dans la Loire en région Rhône-Alpes.

Cette collégiale fut construite en gothique flamboyant au XVème siècle sur une ancienne église datant du XIIème, elle-même transformée au XIIIème.

Elle est en outre connue pour abriter des « momies ». Celles-ci furent découvertes par hasard en mai 1837 lorsque le sol céda et précipita dans le vide deux apprentis qui oeuvraient à la restauration de la dernière chapelle du côté sud. Trente corps qui depuis des siècles reposaient dans les ténèbres retrouvèrent ainsi le monde des vivants. Il n'existe aucune certitude à propos de l'époque où les corps furent déposés dans le caveau, nis la raison de leur sépulture en ce lieu.

L’hypothèse la plus répandue les fait remonter au XVIe siècle, époque trouble s’il en fut qui vit s’affronter en France Catholiques et Réformés dans une surenchère de massacres.

Pendant longtemps les cartes postales ont indiqué qu’ils avaient été emmurés vivants, une manière peut-être de surenchérir dans le sensationnel. Il reste que la plupart des corps présentent une figure restée figée dans un rictus et leur attitude semble exprimer la douleur et les affres de l’agonie. Plusieurs des corps portent des traces d’une mort violente ; l’un d’entre eux notamment garde montrait les marques de gros plomb qui l’ont atteint sur le côté gauche.

Selon toute probabilité, il y avait parmi ces gens, hommes et femmes, des personnages importants. En effet, plusieurs médecins ont noté que certains avaient des doigts effilés et soignés d’où ils ont conclu qu’ils ne travaillaient pas de leurs mains. Surtout, il fut constaté que certains corps portaient plusieurs chemises.

Au mystère de ces « momies » s’ajoute l’énigme de certains corps qui présentent des particularismes morphologiques. Il y a parmi eux le corps d’un géant de plus de deux mètres, une taille rarissime au XVIème siècle. De même que celui d’un bossu, un cas beaucoup plus fréquent. Concernant le premier, une hypothèse en fait le corps d’Amé de Saconnay, le seigneur de Villeneuve qui avait pris la tête de la révolte.







A droite, le bossu chevelu, au centre, la jeune femme enceinte 

Une ancienne carte postale



vendredi 29 novembre 2013

L'Univers hanté de Benje Burdine


Le fantôme par Louise Ackerman (1863)

D’un souffle printanier l’air tout à coup s’embaume.
Dans notre obscur lointain un spectre s’est dressé,
Et nous reconnaissons notre propre fantôme
Dans cette ombre qui sort des brumes du passé.
Nous le suivons de loin, entraînés par un charme
A travers les débris, à travers les détours,
Retrouvant un sourire et souvent une larme
Sur ce chemin semé de rêves et d’amours.
Par quels champs oubliés et déjà voilés d’ombre
Cette poursuite vaine un moment nous conduit
Vers plus d’un mont désert, dans plus d’un vallon sombre,
Le fantôme léger nous égare après lui.
Les souvenirs dormants de la jeunesse éteinte
S’éveillent sous ses pas d’un sommeil calme et doux ;
Ils murmurent ensemble ou leur chant ou leur plainte.
Dont les échos mourants arrivent jusqu’à nous.
Et ces accents connus nous émeuvent encore.
Mais à nos yeux bientôt la vision décroît ;
Comme l’ombre d’Hamlet qui fuit et s’évapore,
Le spectre disparaît en criant : Souviens-toi !

Les illustrations sont de Benje Burdine qui nous vient des USA.
Sur base de photographies qui datent de l'époque victorienne, l'artiste nous projette dans un univers peuplé de revenants aux allures inquiétantes.
Les sites de l'artiste : Deviantart
Etsy