Qui êtes-vous ?

Ma photo
ELISANDRE
http://www.oeuvre-au-noir.com/
Afficher mon profil complet

lundi 27 avril 2009

AUSTIN OSMAN SPARE


Austin Osman Spare

Austin Osman Spare était le fils d'un policier de Londres. Enfant, il montra une grande affinité pour l'art et il participa brièvement aux cours donnés par la Lambeth Art School. À l'âge de 13 ans, il quitta l'école afin de devenir l'apprenti d'un artisan vitrier, Powell. Durant ses jeunes années, sa fascination pour l'occulte grandit influençant fortement ses propres œuvres. En mai 1904, un de ses dessins fut exhibé à l'exposition annuelle de la Royal Academy de Londres.
En 1905, il publie son premier livre, Earth Inferno. Celui-ci devait, au départ, être un recueil de dessins, mais il comprenait également des commentaires dévoilant certaines de ses conceptions et inclinaisons spirituelles.


(The Vampire are coming)

En octobre 1907, Spare exposa ses dessins à la Bruton Gallery de Londres. Les critiques rapprochèrent ses œuvres de celles de Aubrey Beardsley, mais les images de Spare étaient pleines de visages humains grotesques et sexuels et de symboles magiques. Ces éléments attirèrent les regards des éléments de l'avant-garde londonienne ainsi que d'Aleister Crowley. Il fut initié en tant que Probationer de l'ordre de Crowley, l'Astrum Argentum (« Étoile d'Argent ») en juillet 1909, mais il ne sera jamais initié en tant que membre à part entière bien qu'il contribua par ses œuvres aux publications de Crowley, et plus particulièrement à The Equinox, la revue magique de Crowley. Son nom magique était Yihoveaum. Plus tard, Crowley surnommera Spare un « Frère Noir » signifiant ainsi qu'il désapprouvait l'œuvre de Spare.
En 1909, Austin Spare commence à la rédaction de The Book of Pleasure (Le Livre des Plaisirs ), ce n'est qu'en 1913 que celui-ci fut publié.
Cet ouvrage est considéré comme son oeuvre magique la plus importante, il comprend des instructions détaillées concernant les sigils, ainsi que sa posture de la mort.

(Inferno)

Son iconoclasme, destiné à la propagande et au symbolisme de la magie cérémonielle, et son aversion du moralisme ainsi que son utilisation des Sceaux distinguèrent son style personnel de la magie que son ami Kenneth Grant appela Zos Kia Cultus.

Spare dira plus tard qu'il apprit beaucoup d'une certaine Madame Paterson, une descendante d'une sorcière de Salem. Son œuvre The Focus of Life comprend un dessin au crayon de cette dernière.

En 1917, durant la Première Guerre mondiale, Spare fut incorporé dans l'armée britannique, servant en tant que médecin au sein du Royal Army Medical Corps dans les hôpitaux de Londres.

Bien qu'il fut considéré comme un artiste de grand talent, Spare vécut en reclus et oublié à partir de la moitié des années 20.

Spare fut l'un des créateur, si ce n'est le créateur, de l'art magique des sigils (ou sceaux). Il mit au point une technique basée sur l'intention magique et la création d'un sceau dans lequel l'intention est projetée par la volonté du magicien afin de produire des effets dans le monde réel.


« Les moyens utilisés & la manière dont cela se déroule sont simples, l’inverse de la science. J’utilise une formule, créée par l’instinct & fabriquée arbitrairement, qui n’est pas rendue complexe par des hypothèses & des expérimentations. La loi de la sorcellerie est sa propre loi, utilisant les symboles sympathiques » Austin Osman Spare.

vendredi 10 avril 2009

FELICIEN ROPS - LES SATANIQUES

Dans 'Le calvaire', Satan se substitue au Christ sur la croix. Sous celle-ci, la femme meurt doucement, étranglée par ses cheveux que Satan lui enroule autour du cou. Dépossédée de son être, elle se laisse mourir dans un dernier spasme. La femme nous apparaît alors comme un être irresponsable, incapable de lutter contre cette force maléfique.
C'est en pleine gloire que, Félicien Rops prend l'initiative de regrouper 5 planches gravées qu'il intitule "Les Sataniques".
Deux thèmes sont à la base de celles-ci, Eros et le Mal, qu'il représente par un couple infernal constitué de la Femme et de Satan.

"'J'ai encore un autre entêtement : c'est celui de vouloir peindre des scènes et des types de ce XIXe siècle que je trouve très curieux et très intéressant, les femmes y sont aussi belles qu'à n'importe quelle époque, et les hommes sont toujours les mêmes. De plus, l'amour des jouissances brutales, les préoccupations d'argent, les intérêts mesquins, ont collé sur la plupart de nos contemporains un masque sinistre où 'l'instinct de perversité', dont parle Edgar Poe, se lit en lettres majuscules, (...)'.

Peladan résumera cette oeuvre par cette phrase : « l’Homme possédé de la femme, la Femme possédée du Diable ».
_________

1 : "Diaboli virtus in lombis", dessin pour le frontispice de "L'initiation sentimentale" de Joséphin Péladan, 1888, aquarelle et encre de chine sur papier, 26.2 x 18.2, Paris, Musée du Louvre, Cabinet des dessins.


2 : "L'enlèvement", 1882, vernis mou, 24 X 16.5,
Morlanwelz, Musée royal de Mariemont.

"L'enlèvement", deuxième planche des "Sataniques", présente un enchevêtrement de deux corps tournoyant dans les airs. Rops commente cette image. Satan emporte la femme 'pour en faire son esclave, sa victime et sa complice. Etrangement empalée, sur le manche du balai magique que serre en ses griffes le noir Ravisseur. Elle pend sur son dos, anéantie, déjà toute entière au Maître.

3 : "L'idole", 1882, vernis mou, 24 X 16.5,
Morlanwelz, Musée royal de Mariemont.4


"L'idole", troisième planche des 'Sataniques', montre encore cet abandon de la femme. Entre deux phallus géants se dresse Satan représenté en Idole. Une femme l'enlace sans pudeur et implore son amour. La femme est irrémédiablement attirée par Satan, empereur du sexe.

4 : 'Le sacrifice', 1882, vernis mou, 24 X 16.5,
Morlanwelz, Musée royal de Mariemont.

Dans "Le Sacrifice", la femme n'est plus complice ou bourreau mais victime. Possédée par une jouissance désespérée, elle va jusqu'à s'immoler elle-même en offrant son sexe à la pénétration d'un phallus gigantesque dont l'entrée ne peut que la tuer.

5 : "Le calvaire", 1882, vernis mou, 24 X 16.5,
Morlanwelz, Musée royal de Mariemont.

Dans "Le calvaire", Satan se substitue au Christ sur la croix. Sous celle-ci, la femme meurt doucement, étranglée par ses cheveux que Satan lui enroule autour du cou. Dépossédée de son être, elle se laisse mourir dans un dernier spasme. La femme nous apparaît alors comme un être irresponsable, incapable de lutter contre cette force maléfique.

lundi 6 avril 2009

CRAZY KEIKO COMEDIENNE et POETESSE

Notre rencontre fut spontanée, nos discussions amusantes et graves, nous laissant chaque fois, un goût de bon vin et le souvenir d'un agréable repas, car gourmandes, nous le sommes. Un petit clin d'oeil à une amie comédienne, poétesse et philosophe et surtout militante de la Vérité. Voici quelques poèmes de son recueil "Tournesol Pleureur".


Extase d'un instant


Ô liqueur perverse ! Ton amitié traîtresse
A terni ma vie. Ô extase d’un instant !
Mes obsessions tu berces tant aimée maîtresse
L’espace d’un moment. Illusion pourtant.

Ta robe de passion habille mes pulsions
Tourbillon frénétique, évasion de l’âme.
Extase d’un instant ! Cruelle dévotion !
Dionysos mon Seigneur dans tes bras je me pâme.

Bordeaux Brouilly Bourgogne ou Bourgueil que m’importe ?
Ivre de Ton sang, mon Christ, ivre de Ton sang
Je pénètre l’Enfer et en ouvre les portes.

La pudeur se dérobe, envolées sont les peurs.
Mon Dieu ! Tout devient si simple à réaliser
Et tout est excitant, l’espace d’un instant.

Sourire Sorcier

Son sourire souffrait l’effroi de son histoire
Cent mille mystères semblaient l’assassiner
De ses pensées froissées il était le miroir
Sans permettre malgré de les déshabiller.

Son allure, elle-même ne pouvait y croire
Son image de reine cachait trop de secrets
Elle était fière et belle dans sa tour d’ivoire
Jamais on n’a osé trop près s’en approcher.

Ce sourire, une armure, un vrai masque illusoire
Une belle parure suggérant l’idée
Qu’elle avait surmonté de multiples déboires.

Si fière et courageuse elle dissimulait
Son mal-être et ses peurs et son « je broie du noir »
Grâce à ce soleil mort sur ses lèvres posé




Les Petites Gens

Ah ! Les petites gens qui nous parlent du temps !
Ils se plaisent à boire et s'amusent d'un rien.
Ils nous parlent de bouffe, ils nous parlent d'avant
Ils ne sont pas savants mais on les aime bien.

La connaissance engendre des inconvénients
Que l'ignorance exclut car elle nous prévient
De tout conflit d'idées de tout désagrément.
Mieux vaut être abruti au moins le moral tient !

Je préfère me taire accordant au mystère
La juste prétention de la réflexion.
Je ne puis vous charmer pardonnez-moi mes frères !

Je n'ai pas de passion dans les simples actions.
Riez ! Car au final ma vie est bien amère.
Ce n'est qu'avec Raison que j'ai quelque émotion.



Un Eden pour mes larmes

De ton socle anomique ô puissant Eros vois
Ce que ton cœur ludique inspire aux jeux du charme !
De tout désir pudique excite donc la foi
Ce dont mon cœur se pique a besoin de tes armes…
De tes déprédations accepte mes émois :
Mon idiosyncrasie accuse tes alarmes.
Ta procrastination accentue les effrois
Dont ma brusque empathie s’accable du vacarme.
Par ton regard lascif Proserpine entre en moi
Attisant le feu vif d’un corps qui se désarme.
Encensée par ta flamme à en souffrir pour toi
Je serais courtisane aux alentours de Parme
Je serais enfin femme et tu serais mon roi :
Et ferais de ton âme un Eden pour mes larmes…



Keiko, c'est aussi la comédienne, le théâtre ou la mise en scène, il y a peu, elle a fait un tabac au théâtre Galabru à Paris, mais le mieux est que vous visitiez son site :
http://crazykeiko.fr/presentation.html
http://www.myspace.com/crazykeiko
 
Watch the latest videos on YouTube.com