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dimanche 15 janvier 2017

La crypte aux murs couverts d'inscriptions du monastère du Vieux Dongola


Photos Université de Varsovie

Une crypte aux murs couverts d'inscriptions réalisées à l'encre noire en copte grecque et en Sahidic a été découverte en 1993 par la Mission polonaise au Dongola.

La crypte a été creusée dans un monastère à Old Dongola, la capitale d'un royaume médiéval perdu qui a prospéré dans la vallée du Nil. Cette crypte vieille de 900 ans est couverte de mystérieuses inscriptions "qui la protège du mal".
Les inscriptions comprennent des textes religieux, des noms magiques et des signes mystérieux.
Des extraits des évangiles de Luc, Jean, Marc et Matthieu, ainsi que des noms et des signes magiques tapissaient les murs. Une prière donnée par la Vierge Marie, à la fin de laquelle la mort lui apparaît "sous la forme d'un coq" a également été découvert.
Des recherches pour comprendre quelques inscriptions restées mystérieuses sont toujours en cours et un dossier complet des textes doit être révélé dans un proche avenir.

Ces écrits étaient destinés à protéger non seulement la tombe, mais surtout ceux qui y ont été enterrés  pendant la période qui sépare le moment de la mort et leur comparution devant le trône de Dieu, écrit Adam Lajtar de l'Université de Varsovie.

Selon les chercheurs, l'épitaphe de l'Archevêque Georgios a été trouvée à proximité, indiquant qu'il est mort en l'an 1113 à l'âge de 82 ans. Ils pensent que l'un des corps momifiés au sein de la crypte est l'Archevêque Georgios, chef religieux extrêmement puissant dans l'ancien royaume Makuria. En tout, sept corps momifiés ont été trouvés.  Les autres momies présentes dans la crypte étaient des hommes (moines) d'environ 40 ans.
Ils étaient tous vêtus très simplement de vêtements de lin.
La crypte a probablement été scellée après le dernier des enterrements.

Au moment de la création de la crypte, Makuria était à son apogée. Ses rois étaient alors au pouvoir du Vieux Dongola, territoire situé en grande partie dans le Soudan moderne et certaines parties du sud de l'Egypte.

Le royaume fut surtout prospère entre 750 et 1150. Cependant, l'augmentation des hostilités de l'Egypte et les discordes internes ont conduit à l'effondrement de l'Etat au 14ème siècle.




Le cimetière du village abandonné de Old Dongola - Les tombes en forme de ruche


lundi 8 octobre 2012

Corps des tourbières par Robert Clark

L’homme de Tollund
Pendu avec un cordon de cuir et jeté dans une tourbière danoise il y a 2300 années, l'homme de Tollund fut rituellement sacrifié. Sa découverte pose des questions obsédantes aux chercheurs : comment a-t-il été choisis, quel est le Dieu qui a exigé sa vie, qui a fermé ses yeux après sa mort ?.


Pendant des siècles, les tourbières du nord-ouest de l'Europe ont étrangement conservés des restes humains. Il fallu attendre le 19ème siècle pour que l'on s'intéresse réellement à ces corps et que l'on réalise qu'ils remontaient à l'Antiquité.

Une tourbière est un marais ou une prairie spongieuse où se forme la tourbe. La tourbe est une roche combustible renfermant jusqu’à 50 % de carbone.
Une tourbière peut avoir jusqu’à 10 m d’épaisseur. La tourbe fossilise tout ce qui y reste emprisonné.
Les tourbières sont une véritable mine d’or pour les scientifiques : en plus de corps humains et d’animaux, elles ont préservé des restes fossilisés de plantes et des grains de pollen qui ont permis d'établir l’écosystème du quaternaire.

La plupart des corps datent de  l'âge du fer, vers 800 avant JC à 200 après JC, mais certains sont plus récents (1000 après JC), en dépit de leur âge, les corps conservent leur peau, leurs organes internes et même leurs vêtements. Cette momification naturelle est le résultat de la chimie hautement acide des tourbières qui fabriquent des conditions remarquables pour la conservation. Cependant, quand ils sont exposés à l'atmosphère normale, ils commencent à se décomposer rapidement, de nombreux spécimens ont été perdus de cette manière.

En observant ces" momies" ont peut remarquer de nombreux de traumatismes, ainsi que des traces de tortures. Ces mort violentes soutiennent la thèse qu'ils ont été victimes d'exécution ou de sacrifices rituels humains.

Les images de cet article sont de Robert Clark pour le National Geographic.


Ci-dessus : Un des nombreux corps découverts et qui datent de 400 avant J.-C.,  période où les peuples celtiques et Germaniques de la région considéraient les marais comme des portails vers les mondes surnaturels.

Ci-dessus : cette fille âgée de 16 ans au moment de sa mort, a gardé un morceau de tissu autour de la gorge  ce qui suggère qu'elle ait été étranglée.

Elle peut avoir été choisie pour un sacrifice humain à cause d'une difformité : une courbure dans son épine dorsale.



Environ 1,600 ans après sa mort, "Franz le Rouge" a toujours beaucoup de cheveux et de barbe, quoique les eaux de marais les aient teintés en rouge.
Des difformités de ses os, il apparaît qu'il a passé beaucoup de temps à cheval. Les études récentes de son corps ont révélés qu'il a échappé à une vilaine blessure causée par une flèche ainsi qu'à  une épaule cassée, il mourut quand quelqu'un lui ouvrit la gorge.



L'homme de Grauballe