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vendredi 9 août 2013

Le Marché des Sorcières de La Paz


La Bolivie est un des pays les moins peuplés d’Amérique du Sud mais son histoire est d’une incroyable richesse car elle est étroitement liée à celle du Pérou. La Paz perchée à 4000 m d'altitude est la capitale la plus élevée du monde, ses rues sont parsemées d'édifices coloniaux et de marchés.
Celui qui attire mon attention aujourd'hui est le marché des Sorcières.

Le Marché des sorcières se situe  au croisement des rues Jimenez et Linares, entre Sagarnaga et Santa Cruz. On peut y acheter des produits étranges et rares : plantes, poudres magiques, grenouilles séchées, insectes...bref, tout ce qui est destiné à confectionner des remèdes ou tout ce qui peut servir à effectuer des rituels traditionnels qui font partie des rituels aymaras.

Les aymaras forment la communauté indigène la plus importante de Bolivie. Convertis au catholicisme par les espagnols ils n’en conservent pas moins des croyances ancestrales vénérant la Pachamama, la déesse de la terre, le soleil et de nombreuses autres divinités représentant les éléments ou la nature.

Les aymaras se rendent au Marché des Sorcières pour y trouver des remèdes maison, des herbes et de nombreux ingrédients qui leur permettront de faire des offrandes aux esprits et au dieux ancestraux.
Insectes, poudres magique, serpents, crapauds et grenouilles séchées, plantes diverses, tout est bon pour rendre hommage aux dieux et eux seuls savent quoi leur offrir pour s’attirer leurs bonnes faveurs.

Parmi tous les objets qui se trouvent sur le Marché des Sorcières, le plus recherché est le fœtus de lama séché.

Les indiens Aymaras achètent ces fœtus de lama dans le seul but de les enterrer sur leurs terres afin de l’offrir à la Pachamama, la déesse de la terre.
Il est de coutume d’enterrer un fœtus de lama quand on construit sa maison, quand on débute dans un commerce afin que la Pachamama protège celui-ci en apportant bonne fortune.
Les paysans enterreront également un fœtus de lama dans leurs champs en espérant que la déesse leur apportera de bonnes récoltes.

Au marché, on peut également consulter les guérisseurs appelés Yatiri, vêtus de leurs ponchos et de leur chapeau noir, on peut s'adresser à eux pour se soigner de tous les maux ou pour se faire prédire l'avenir.







mardi 26 avril 2011

La volupté entre nymphes et sorcières par Luis Ricardo Falero



Luis Ricardo Falero, duc de Labranzano, est né à Grenade le 23 mai 1851, il mourut à Londres le 7 décembre 1896.

Ce peintre orientaliste espagnol  nous a laissé de superbes peintures érotico-fantastiques où nymphes, sorcières et fées se découvrent dans une ambiance occulte.

J'en profite pour glisser un superbe poème de Charles Baudelaire intitulé "Sed non satiata" appartenant au recueil "Les Fleurs du Mal"

Bizarre déité, brune comme les nuits,
Au parfum mélangé de musc et de havane,
Œuvre de quelque obi, le Faust de la savane,
Sorcière au flanc d'ébène, enfant des noirs minuits,

Je préfère au constance, à l'opium, au nuits,
L'élixir de ta bouche où l'amour se pavane ;
Quand vers toi mes désirs partent en caravane,
Tes yeux sont la citerne où boivent mes ennuis.

Par ces deux grands yeux noirs, soupiraux de ton âme,
Ô démon sans pitié ! Verse-moi moins de flamme ;
Je ne suis pas le Styx pour t'embrasser neuf fois,

Hélas ! Et je ne puis, mégère libertine,
Pour briser ton courage et te mettre aux abois,
Dans l'enfer de ton lit devenir Proserpine !