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mardi 11 novembre 2025

Fisk et le cercueil d’éternité : une invention contre la décomposition


 Le « cercueil métallique » de Fisk : l’invention qui voulait vaincre la mort

Au XIXᵉ siècle, alors que les épidémies et la peur de la putréfaction hantent les esprits, un inventeur américain du nom de Almon Brown Strowger Fisk imagine une solution révolutionnaire : un cercueil hermétique en métal, censé préserver les corps de la décomposition et leur conférer une forme d’éternité.


Fabriqué en cuivre ou en zinc, moulé pour épouser la forme du défunt, le « cercueil métallique de Fisk » se refermait grâce à un système de joints et de vis garantissant une étanchéité presque totale. Il pouvait même être muni d’une vitre ovale, permettant de contempler le visage du disparu sans briser le sceau.

Cette innovation fascinait autant qu’elle troublait : entre symbole de progrès scientifique et fantasme d’immortalité, elle soulevait de nombreuses questions sur la place du corps après la mort.


Utilisé notamment durant les épidémies de choléra et pour le rapatriement de dépouilles, le cercueil de Fisk était réservé aux familles aisées, séduites par sa promesse de conservation éternelle. Aujourd’hui, il est devenu un objet de collection rare, à la croisée de l’histoire funéraire et de l’imaginaire gothique — un témoignage étrange du XIXᵉ siècle, où science et spiritualité cherchaient ensemble à repousser les limites de la mort.






samedi 8 juin 2013

Hidden Mother ou la Mère Invisible....

1860

A partir de 1850, le photographe élargit sa clientèle à l’ensemble des familles. Le temps de pose est long, et dans le cas des enfants, les artisans photographes ont l’idée de les immobiliser sur les genoux de la mère le temps de la prise de vue. Des schémas pour cacher cette dernière se mettent en place, mais celle-ci ne sort pas du cadre et se recouvre de draps, de tentures qui se fondent, ou pas, avec la toile peinte du studio. Dans l'attente du déclic auprès de leur mère déguisée en chaise ou camouflée sous des rideaux, Les longues expositions donnent des images équivoques, les postures sont rigides, les visages sans sourires des enfants qui essaient de rester parfaitement immobiles.

La plupart des encadrements ont disparut et laissent place aujourd’hui à des images étranges, connues des collectionneurs sous le nom de Hidden Mother.

1880




1870








mardi 15 janvier 2013

Cartes de visite de personnes sans-tête à l'époque victorienne

Barnum (26 1/2, rue Market, Springfield, MO)
La tête dans la main

Dans la lignée des "Headless Portraits", voici quelques cartes de visite provenant de la collection privée de Laddy Kite.

Mon lien pour d'autres "Headless Portraits" : http://elisandre-librairie-oeuvre-au-noir.blogspot.fr/2011/12/humour-et-illusion-lepoque-victorienne.html

Carl v Gedde -  Une femme tenant une tête

Photographe non identifié  - La tête sous le bras

Photographe non identifié - Le bébé à tête d'homme

London School of Photography (174 Regent Street) 

Photographe non identifié - Tête sur l'assiette

Photographe non identifié pour cette tête de femme sur plateau

Photographe non identifié pour cette moitié de femme




mercredi 21 septembre 2011

Freaks à l'époque victorienne par Chas Eisenmann





Charles Eisenmann était un photographe new-yorkais, de l'époque victorienne (1871 - 1890).
Concentré principalement sur les bizarreries humaines, il réalisait dans son studio du Bowery à New York des portraits montrant des anomalies physiques et des personnages de cirque, il devint le spécialiste des photos de "Side Show" Freaks ".

Appelés "freaks" (monstres) par la profession médicale, les sujets de cette collection photographique gagnaient leur vie en apparaissant dans les cirques et les spectacles forains d'Amérique.