mardi 21 août 2012

Aubrey Beardsley le dandy et le grotesque.


Aubrey Vincent Beardsley, né le 21 août 1872 à Brighton et mort le 15 mars 1898 à Menton, est un illustrateur britannique, souvent associé au mouvement Art nouveau.


"I have one aim--the grotesque. If I am not grotesque I am nothing."
"Je n'ai qu'un but : le grotesque. Si je ne suis pas grotesque, je ne suis rien. ” (Aubrey Beardsley )


Dandy typique de l'aristocratie victorienne décadente, Aubrey Beardsley fut un illustrateur majeur de l'Art Nouveau anglais par son sens de l'arabesque précieuse et perverse, son graphisme stylisé illustre le plus souvent des thèmes fantastiques, morbides ou érotiques.


Son art, jugé grotesque et décadent par la bonne société de son époque, a plus tard été vu comme une critique de l'hypocrisie de la société victorienne.


Influencé par la ligne des Préraphaélites, notamment par la manière dont William Morris a su simplifier les lignes, Aubrey Beardsley eut une carrière aussi éphémère que brillante. En 1892, âgé de vingt ans seulement, il réalise 500 dessins à l’encre de Chine pour une publication bibliophilique de Le Morte d’Arthur de Thomas Malory, qui lui vaut un succès immédiat.


L'année suivante, Aubrey Beardsley est sollicité pour illustrer la première édition anglaise de Salomé d’Oscar Wilde, où il crée un archétype de la femme vénéneuse, caractéristique du symbolisme ambiant. Le succès fut à la hauteur du scandale.
Il illustre également The Rape of Lock d'Alexander Pope et Mademoiselle de Maupin de Théophile Gautier.

Directeur artistique éphémère de Yellow Book, organe de diffusion de l’Art Nouveau auquel il collabore régulièrement, Aubrey Beardsley réalise des illustrations pour des livres érotiques (notamment Lysistrate d’Aristophane, en 1896), sévèrement jugés par la morale britannique.


Son graphisme très subtil se caractérise par des jeux d’opposition de valeurs entre de larges aplats d’encre noire et des parties laissées en réserve blanche, et des éléments décoratifs sophistiqués, principalement influencés par l'art de la Renaissance et le japonisme.


Alors qu'il séjournait dans le sud de la France, à Menton, afin de soigner une tuberculose, Aubrey Beardsley meurt prématurément à l'âge de vingt-cinq ans.

Malheureusement sa vie fut brève, mais son style exerça une influence importante sur les développements de l'Art nouveau.




4 commentaires:

Pascal Kremer a dit…

Il écrivit également quelques poèmes décadents qui ne manquent pas de charme ! Par exemple: The Ballad of a Barber.

Pascal Kremer a dit…

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Pascal Kremer a dit…

Il écrivit également quelques poèmes décadents qui ne manquent pas de charme, par exemple : The ballad of a Barber.

Amália a dit…

www.acordainfinita.blogspot.com