mardi 21 décembre 2010

Theda Bara la vampire du cinéma muet


Superbe affiche du film "The Vampire..."

“J'ai le visage d'un vampire mais le coeur d'une femme”(Theda Bara)

Theda Bara, de son vrai nom Theodosia Burr Goodman, naît le 29 juillet 1885 à Avondale dans l'Ohio et meurt en 1955 d'un cancer du foie.

Passionnée de théâtre, cette fille de tailleur israélite a une soeur actrice dont elle s'efforce de suivre les traces, pour ce faire, elle rend à New York en 1908 et se forge une personnalité, de blonde elle devient noire ce qui lui confère una aura des plus mystérieuse.



En 1914, elle est remarquée par Frank Powell, réalisateur à qui elle doit son pseudonyme : contraction de son prénom et du nom de son grand-père suisse et également anagramme de Arab Death.

En 1915, elle débute dans "A Fool There Was", elle incarne une vampire, image qui colle admirablement à son  étrange personnalité, puisque l'on dit qu'elle serait dotée de pouvoirs psychiques hors-norme, elle ne cache en rien son attirance pour le spiritisme et les sciences occultes.


Theda Bara est souvent citée comme le premier sex-symbol de l'époque, apparaissant dans de nombreux films dans des costumes transparents qui laissent peu de place à l'imagination. Ce genre de costumes sera banni des films hollywoodiens après l'arrivé du Code Hays initié en 1930 et renforcé en 1934.

On peut dire d'elle qu'elle fut la première "star", la première "Vamp", bien avant Vampira, son image fascinait le public d'autant plus qu'elle n'hésitait pas à se faire photographier entourée de squelettes, de crânes, de serpents.


Elle s'imposa en incarnant quelques rôles de femmes mythiques dont Juliette, dans "Romeo and Juliet"", Marguerite Gauthier, Sapho, Carmen, Cléopâtre, Esmeralda.

C'est victime de son image de vampire qu'elle tombera dans l'ombre, se voyant parfois refuser l'accès à certains restaurants, voire même certains hôpitaux.

En réalité, Theda Bara n'était pas cette femme destructice et provoquante, très sérieuse et réservée, elle se maria en 1921 au réalisateur Charles Brabin, et le resta jusqu'à sa mort.



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