jeudi 11 octobre 2012

Exaltation entre violence et mysticisme avec Desiree Dolron



Desiree Dolron (1963 -) est une photographe, photojournaliste néerlandaise. Elle est une des principales représentantes de la photographie contemporaine. Son travail relève d'un style aussi bien plastique que documentaire

Organisant ses travaux de façon sérielle, Desiree Dolron, qui fut éblouie par un voyage en Inde, s’intéresse de prime abord à l’univers religieux dans toutes ses manifestations, notamment celles où les limites humaines sont ignorées, plus que dépassées.
"C’est la violence dans la religion qui m’attire, parce qu’elle concerne quelque chose qui, à la base, est destinée à élever, aider l’homme.", explique-t-elle.

Desiree Dolron touche alors à l’élément phare de la religion : l’abandon, à travers des notions aussi diverses que le sacrifice, la foi et la souffrance. L’artiste, introduite très tôt dans les méandres de la photographie, travaille en noir et blanc pour cette série, où les corps laissent croire à une douleur supportée, où le sang devenu gris dédramatise la mise en scène de ces individus placés au rang de surhommes...

L’artiste s’est rendue en Egypte, en Inde, en Malaisie, au Maroc, au Pakistan, aux Philippines et en Thaïlande pour photographier les rituels des catholiques (Philippines) et hindouistes (Inde) fanatiques. Des photos  de corps volontairement mutilés, percés qui choquent et tendent au sensationnalisme. Pourtant, telle n’est pas la finalité de Dolron. Elle se dit juste – et elle semble sincère – intriguée par cette violence sacrée. Elle qui est athée.














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