lundi 12 novembre 2012

L'univers mystique et surréaliste de Remedios Varo



Remedios Varo Uranga est une peintre espagnole née le 16 décembre 1908 en Anglés, dans la province de Gerona, et morte en 1963 à Mexico). Son père est ingénieur hydraulicien, et elle-même montre un grand intérêt pour les constructions élaborées et les machineries imaginaires. Elle suit une formation de peintre à l'académie San Fernando de Madrid. A Barcelone, elle rencontre le poète surréaliste Benjamin Péret et l'épouse. Lorsque les Surréalistes fuient les nazis, Varo et Péret partent pour le Mexique en 1942. Elle y retrouve d'autres Surréalistes comme Leonora Carrington qui devient sa meilleure amie..

Remedios Varo se fait connaître pour ses toiles chargées d'une poésie irréelle, inspirées par l'alchimie ou par ses lectures de René Daumal, mais son oeuvre reste peu connue avant sa mort d'un arrêt cardiaque en 1963.

Ses personnages sont mystiques et solitaires; la plupart du temps impliqués dans des activités scientifiques. Ils ont souvent des yeux en amande et sont souvent androgynes.
Tous font partie d'un monde unique qui s'appuie sur des concepts développés de la magie et de l'imagination. On peut également souvent apercevoir des véhicules utopiques de propulsion cosmique qui voyagent à travers la terre, l'air et la mer, avec les engrenages, les voiles et les transmissions qui répondent aux sources d'énergie supérieures.





La peau du fantÔme par René Daumal ((1908 - 1944)

Je traîne mon espoir avec mon sac de clous, je traîne mon espoir étranglé à tes pieds, toi qui n'es pas encore, et moi qui ne suis plus.

Je traîne un sac de clous sur la grève de feu

en chantant tous les noms que je te donnerai

et ceux que je n'ai plus.

Dans la baraque, elle pourrit, la loque

où ma vie palpitait jadis ;

toutes les planches furent clouées,

il est pourri sur sa paillasse

avec ses yeux qui ne pouvaient te voir,

ses oreilles sourdes à ta voix,

sa peau trop lourde pour te sentir

quand tu le frôlais,

quand tu passais en vent de maladie.


Et maintenant j'ai dépouillé la pourriture, et tout blanc je viens en toi, ma peau nouvelle de fantôme frissonne déjà dans ton air.













1 commentaire:

Monsieur de Mortimer a dit…

Hola de nuevo, ¿podrían decirme quién es el autor de la primera imagen de "Maurice Magre, les femmes et le monde invisible"?