lundi 8 avril 2013
La Légende de la momie du Chevalier Christian Friedrich von Kahlbutz à Neustadt
Dans une tombe dans l'église de Kampehl, à Neustadt (Dosse), en Allemagne, on peut découvrir la momie de Christian Friedrich von Kahlbutz ou Knight Kahlbutz.
Né en 1651, il décéde en 1702. Ce chevalier fut tristement célèbre car on l'accusait de pratiquer fréquemment son "droit de cuissage" lui permettant ainsi de déflorer les vierges pendant leur nuit de noces. Il aurait été le père de quelques 30 enfants illégitimes.
(Les accusations sont très probablement injustes vu que de nombreux historiens contestent l'existence de cuissage).
Selon la légende allemande le Chevalier Kahlbutz aurait tenté son "droit de cuissage" sur une bergère qui aurait refusé. Furieux, il tua son mari le berger, mais il fut ensuite traduit en justice pour l'assassinat du berger. Par ses titres et son statut d' aristocrate, il fut tout simplement innocenté et acquitté.
Afin de prouver son innocence Von Kahlbutz aurait déclaré : "Ce n'est pas moi le coupable, sinon après ma mort mon corps ne pourrira pas..." .
Von Kahlbutz mourut en Brandebourg à 52 ans et comme pour confirmer sa culpabilité, son corps se momifiera naturellement,(probablement en raison de la perte de sang massive avant sa mort).
Il fallu attendre 92 ans pour que son corps préservé dans son cercueil soit découvert lors de la rénovation de l'église, tandis que les autres cadavres autour de lui étaient devenu des squelettes.
samedi 6 avril 2013
Les Morts-Vivants ou le Syndrome de Cotard
Jules Cotard (1840-1889) fut un neurologue et psychiatre français qui étudia l'ensemble des symptômes d'une variété de mélancolie délirante et étrange que l'on appela "Syndrome de Cotard".
Le délire de négation du corps, décrit par Cotard en 1880 peut se résumer par ceci : le malade, après avoir développé des préoccupations hypocondriaques et des troubles cénesthésiques, sent ses organes se putréfier et se détruire (le sujet pense que certains de ses organes sont "pourris", "bouchés" ou "transformés en pierre", ou bien qu'il n'a plus de bouche, etc.),.
Ensuite, il en nie l'existence (le sujet pense ne plus avoir de corps,ou bien être déjà mort) et étend enfin sa négation au monde extérieur et à sa propre existence.
N'étant plus vivant, il ne saurait mourir, ce qui est vécu comme une damnation. Ce syndrome, qui mène à la prostration anxieuse, parfois à l'automutilation et au suicide, est un des délires secondaires de la mélancolie. On peut le rencontrer aussi dans la paralysie générale et dans certains états confusionnels.
Les patients atteints du syndrome de Cotard ne sont par ailleurs pas toujours « fous », dans le sens où ils tirent des conclusions étonnamment logiques de ce qu’ils croient être leur état. Il est donc commun que ceux-ci se pensent immortels, atteints d’un mal incurable (il est très difficile d’estimer le nombre des personnes atteintes par le syndrome, dans la mesure où celles-ci ne consultent presque jamais un médecin, dont l’action serait forcément vaine à leurs yeux) les condamnant à errer éternellement sans délivrance possible. C’est en partie ce qui explique le taux de suicide extrêmement élevé pour ces malades.
Le cas le plus emblématique, présenté par Cotard lors d’un discours prononcé à Paris en 1880, est celui d’une certaine « Mademoiselle X » qui, après avoir violemment nié l’existence de Dieu, du Diable et du monde sensible, en vint à réfuter celle de plusieurs de ses organes. Elle cessa ensuite de s’alimenter, avant que l’aggravation de son délire ne la pousse à croire à sa damnation éternelle et à l’impossibilité d’une mort naturelle. On retrouve donc chez ce cas remarquable toutes les étapes potentielles du développement du syndrome. Malheureusement pour elle, elle finit par mourir de ne plus s’être alimentée, sans toutefois avoir jamais déclaré souffrir de la faim. Comme de nombreuses pathologies mentales, le syndrome de Cotard possède la capacité de supprimer certaines sensations physiques chez ceux qui en sont atteints.
lundi 25 mars 2013
Suicide Club et autres curiosités par Francis Thievicz
Lecteurs curieux, morbides et immoraux, fêtez le printemps avec les Editions Heresie.com et Francis Thievicz au Suicide Club....
"Brièvement un individu hideux, auquel je conseille de porter un masque de cire plutôt que présenter son abject visage au monde, m’expliqua qu’il préparait un recueil de récits étranges et grotesques. Il avait besoin d’une préface et m’avait tiré de mon ultime sommeil pour que je l’écrive. Je refusai bien entendu mais il me menaça de maints tourments que je n’ose coucher sur le papier."
Pour acheter le livre sur Lulu.Com au prix de 9,80 euros : http://www.lulu.com/shop/francis-thievicz/suicide-club-et-autres-curiosit%C3%A9s/paperback/product-20938867.html
Le blog de l'écrivain : http://www.heresie.fr/thievicz/
vendredi 22 mars 2013
Fritz Haarmann le boucher de Hanovre
C'est au cours du curage de la Leine, une rivière qui passe à Hanovre, que de nombreux ossements humains sciés sont retrouvés. L'enquête mènera tout droit à l'arrestation du boucher de Hanovre.
Fripier, indicateur de police, escroc et boucher à l'occasion, Friedrich Heinrich Karl Haarmann (25 octobre 1879 – 15 avril 1925), dit Fritz Haarmann, aussi connu comme « le Boucher de Hanovre » et « le Vampire de Hanovre » était un tueur en série allemand considéré comme l'auteur des meurtres de 27 garçons et jeunes hommes entre 1918 et 1924. Il fut déclaré coupable de 24 meurtres et exécuté.
Les crimes ont pour contexte une période de disette dans l'Allemagne d'entre deux-guerres. Même les chiens et les chats se raréfient...mais un homme, Fritz Haarmann a toujours de la viande à vendre.
Haarmann aurait découpé les corps en morceaux et les aurait jetés dans la rivière, plus de 500 morceaux furent découverts dans le limon. Il est aussi possible qu'ils aient été transformés en saucisses ou autre morceaux de choix.
L'affaire suscita de nombreux débats autour de la peine de mort, de l'approche correcte à l'égard des délinquants malades mentaux, des méthodes d'enquête de la police, et de l'homosexualité.
Après son exécution, la tête d'Haarmann fut préservée dans un bocal par des scientifiques pour examiner la structure de son cerveau. La tête d'Haarmann est maintenant conservée à l'école médicale de Göttingen tandis que quatre morceaux de son cerveau se trouvent à Munich.
Bien avant cette expérience, Haarmann était considéré par les psychiatres comme un homme à l'intelligence très limitée, à la limite de l'idiot congénital, il avait par ailleurs effectié quelques séjours dans des hôpitaux psychiatriques.
Fritz Haarmann (au centre) avec des inspecteur de police en Novembre 1924
Le film classique M le maudit, qui met en vedette Peter Lorre, sorti en 1931 et dirigé par Fritz Lang est inspiré par les crimes de Fritz Haarmann, tout autant que ceux de deux autres tueurs en série allemands du début du vingtième siècle : Peter Kürten, le tueur d'enfants de Düsseldorf, et Karl Grossman.
dimanche 17 mars 2013
Clovis Trouille, érotisme macabre, anticlérical et antimilitariste
« J'ai toujours été contre l'imposture des religions. Est-ce en peignant la cathédrale d'Amiens que j'ai pris conscience de tout ce music-hall ? »
Stigma Diaboli : Le Grand Inquisiteur (Qui a les traits d'André Breton) cherche "Le signe du diable" sur les fesses d'une belle prisonnière...
En 1905 il entre à l'école des beaux-arts d'Amiens.
Après sept ans sous les drapeaux, dont quatre ans de guerre, dont il sortira traumatisé, il travaille pendant trente-cinq ans comme maquilleur-retoucheur chez un fabricant de mannequins. Il peint pendant ses loisirs des toiles où les thèmes de l'anticléricalisme, de l'humour macabre et de l'antimilitarisme reviennent fréquemment.
Découvert en 1930 par Dali et Aragon au Salon des peintres et écrivains révolutionnaires,il fut également très apprécié par André Breton qui voit en lui « le grand maître du tout est permis », celui-ci lui proposera de faire une exposition de ses œuvres dans sa galerie. Clovis Trouille refusera, par crainte d’être irrémédiablement classé sous une étiquette et ce n’est qu’en 1962 qu’il fera sa première exposition personnelle.
Clovis Trouille ne recherchait pas la gloire, vendre ses toiles lui déplaisait, lorsqu'il consentait à s'en séparer, il souhaitait parfois les récupérer afin d'y ajouter des détails : un personnage, des objets, ou simplement un grain de beauté.
Il se dégage de Clovis Trouille un esprit libertin jusqu'aux noms de ces toiles qui sont assaisonnées de jeux de mots croustillants: "L’immenculée conception", "Adoration du bouc" ou "O ! Calcutta ! Calcutta !" (prononcez “quel cul t’as, quel cul t’as”)
Le Confessional
Dolmancé et ses fantômes de luxure
La Voyeuse
La Religieuse Italienne
de la chrétienté en joyeux pervers, nous pouvons également admirer les évêques en porte-jarretelle.
Rêve claustral
Dialogue au Carmel
Les funérailles de Clovis Trouille
Le Tombeau de Clovis Trouille
La grasse matinée ou la momie somnanbule
Le rêve Vampire
« Il est vrai que je n'ai jamais travaillé en vue d'obtenir un grand prix à une biennale de Venise quelconque, mais bien plutôt pour mériter dix ans de prison et c'est ce qui me paraît le plus intéressant »
La grasse matinée
L'Immenculée conception
jeudi 14 mars 2013
Entre macabre et fantastique avec Christian Rex van Minnen
Christian Rex van Minnen est un artiste américain, né en 1980 à Providence, Rhode Island, ville de naissance de H.P. Lovecraft.
Il nous plonge dans un monde fantastique peuplé de personnages formés de tumeurs et de viscères apparents, ainsi que de natures mortes où des tripes bulbeuses et des membres découpés s'étalent parmi les feuilles mortes.
On peut découvrir dans ses oeuvres l'influence de la peinture maniériste et plus principalement d'Arcimboldo.
"Dans mon travail la pierre,l'huile, le métal et le bois, le carton, le papier mâché, l' alchimie et l'automatisme sont reliés entre eux dans le processus cognitif créatif. L'intention devient la ligne, la ligne devient la forme et la forme devient le contenu." (Christian Rex van Minnen)
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