Salvator Rosa est un poète satirique, musicien, comédien de théâtre, graveur et peintre italien né en juin 1615 à Arenella, un quartier de Naples et décédé en mars 1673 à Rome.
Dans Rosa nous trouvons ce « désaccord » qui distingue toute une génération d'artistes, qui se posent en manière fortement critique dans les comparaisons du pouvoir politique et religieux.
A une époque où les artistes devaient humblement se soumettre à leurs employeurs, les papes, les cardinaux, les rois, Rosa avait une fière indépendance. C'était un esprit romantique avant la lettre doté d'une âme gothique.
A travers une production prolifique, Salvator Rosa a inventé la peinture romantique-impressionniste grâce à des tableaux allégoriques baignés d'une poésie envoûtante et mélancolique, peuplés de personnages fantaisistes, romantiques ou énigmatiques, les sujets philosophiques rivalisant avec les sujets macabres.
Contrairement à Caravage, Rosa fut vraiment un rebelle, radical, anti-clérical, associé à la pensée libertine, et souvent mit en danger par l'Inquisition.
L'Umana Fragilità
La devise de Salvator « aut tace aut loquere meliora silentio » (« Tais-toi, à moins que ce tu as à dire vaille mieux que le silence ») figure sur son autoportrait à la National Gallery à Londres.
Diamanda Galás (1955-) est une artiste d'avant-garde américaine, musicienne, poètesse et chanteuse, voilà des années que je suis une admiratrice inconditionnelle de cette diva dotée non seulement d'une voix hors du commun se développant sur trois octaves et demi, mais également d'une aura à la fois sombre et rayonnante.
Elle met en musique des textes de Paul Celan, Pier Paolo Pasolini, Gérard de Nerval, Henri Michaux, etc.
Le deuil, la souffrance, le désespoir, l'humiliation, l'injustice sont des thèmes récurrents de ses compositions, qu'elle chante, ou hurle d'une manière qui évoque parfois la glossolalie.
Son apparence, ses performances scéniques, volontiers provocatrices, alliés à ses engagements qui font d'elle une véritable activiste lui ont valu le surnom de « diva des dépossédés », lui donnant parfois un statut d'icône gothique.
Sonnet : "Le Mépris de la vie et Consolation contre la mort," par Jean-Baptiste Chassignet (1571 - 1635)
Mortel pense quel est dessous la couverture
D’un charnier mortuaire un corps mangé de vers,
Décharné, dénervé, où les os découverts,
Dépoulpés, dénoués, délaissent leur jointure :
Ici l’une des mains tombe de pourriture,
Les yeux d’autre côté détournés à l’envers
Se distillent en glaire, et les muscles divers
Servent aux vers goulus d’ordinaire pâture :
Le ventre déchiré cornant de puanteur
Infecte l’air voisin de mauvaise senteur,
Et le nez mi-rongé difforme le visage ;
Puis connaissant l’état de ta fragilité,
Fonde en Dieu seulement, estimant vanité
Tout ce qui ne te rend plus savant et plus sage.
Chain et Jane (Jiansong Chain) sont deux artistes de Pékin travaillant en couple ; l'un est diplômé en art, l'autre est designer de mode.
Ils nous plongent avec réalisme dans un univers de dark fantasy et d'horreur, coloré et riche en détails où les protagonistes des illustrations semblent se complaire dans le chaos.
Bonni Reid vit près de Vancouver, en Colombie-Britannique. Ses oeuvres surréalistes sont souvent assaisonnées d'une pointe d'humour qui ne fait que raviver l'atmophère étrange qui en émane. Attirée par le passé et la science-fiction, elle marie les genres, les styles et les époques avec virtuosité.
Le site de l'artiste : http://bonnireid.com/