samedi 21 mai 2011

Joe Coleman entre serial killers et "crime comics"

                                                              Charles Manson
Joe Coleman est né le 22 novembre 1955 à Norwalk, dans le Connecticut, à proximité d’un cimetière, seul panorama visible depuis sa chambre d'enfant. Performer, prédicateur, acteur est également peintre de nos cauchemars, marie à la perfection les héros des comics de Marvel, et les démons de la Renaissance peints par Jérôme Bosch.

Influencé autant par la peinture de la Renaissance, les enluminures du moyen-âge que par les «crime comics» des années 50, l’artiste remplace des images de saints par celles de personnages contemporains à la "sainte folie" trash. Son travail se situe dans la tradition de peintres comme Bosch, Bruegel, Grünewald, ou Goya, qui s’inspiraient aussi de la folie, du traumatisme ou de la souffrance. À cette sensibilité pour la perte et la peur humaine, Coleman ajoute une dimension d’humour ainsi qu’une intensité picturale qui tend vers l’hallucination.
Albert Fish
Joe Coleman est aussi devenu une icône de la jet set. A son dernier mariage il y a 4 ans à Baltimore, tous les damnés d’Hollywood étaient présents, comme Denis Hopper ou John Waters. Leonardo Di Caprio et Johnny Depp collectionnent ses tableaux.
                                                     Jane Mansfeld
Son appartement à New York est un vrai musée de l’épouvante, entre chambre des tortures du Moyen-âge et cabinet du Dr Frankenstein. En 1972, sous le sobriquet de Professeur Mombooze-o, Joe conçoit ses premières performances appelées "Party explosions".

Il expérimente alors sur son corps la théorie du Big Bang, en se ceinturant de dynamite qu'il fait exploser dans l’assistance. Joe fait un détour par le cinéma et incarne dans un film underground un serial killer, son personnage favori.
Louis-Ferdinand Celine

"La raison pour laquelle j’ai contacté et peint des tueurs en série, c’est parce que je pense qu’ils essayent de communiquer. L’acte de poignarder quelqu’un est un acte de communication dans lequel on donne sa douleur directement à l’autre. Le problème c’est que l’on détruit l’autre personne en même temps qu’on se détruit soi-même. Par conséquent je ne crois pas que ce soit une méthode valable de communication. Mais comment articuler la souffrance ? Pas en chantant du folk, ni en lisant des poèmes. Il faut trouver un moyen d’expression digne de la souffrance."(Joe Coleman)
Ed Gein
Quelques anecdotes

- A la messe, Joe passait son temps à dessiner ce qu'oeil voyait dans l'église de Norwalk, notamment les stations de la Passion qui ornaient l'étage supérieur. Il prenait un blanc et du noir pour l'ensemble, et un feutre rouge pour le sang et les blessures. Jacqueline, sa mère, lui parle de Jérôme Bosch en voyant ses dessins.
Freud
- Pour rire, à 12 ans, il confessa au prêtre de sa paroisse plusieurs meurtres récents commis dans sa commune. « L'acte de poignarder s'apparente à un acte de communication où quelqu'un transmet sa souffrance à l'autre » explique-t-il.

Indian Larry’s wild

Houdini
- Quand on lui demande pourquoi il peint ses scènes apocalypse quoeil aime accrocher sur ses murs, il répond qu'uil lui semble plus facile de « vivre avec ses démons, d'en faire ses amis » quand on les a sous les yeux, « ça permet de les apprivoiser »
Henri
- Joe Coleman est père d'un petit Junior, un foetus au corps déformé et conservé dans un bocal en formol acheté à Coney Island. Son portrait est toujours sur lui, inséré dans une montre à gousset transformé en médaillon et est exposé dans son Odditorium. Son Odditorium est un musée d'épouvante et l'antre de l'artiste.

Dans son cabinet de curiosités contemporain, il collectionne et expose des animaux empaillés, et des armes de toutes sortes. Sa dernière acquisition est une tête de momie égyptienne achetée aux puces de Clignancourt.

The Triumph of burlesque in the age of Sodom and Gomorrah

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