dimanche 1 décembre 2013

Les momies de Saint-Bonnet-le-Château


La collégiale Saint-Bonnet est une église située sur la commune de Saint-Bonnet-le-Château dans la Loire en région Rhône-Alpes.

Cette collégiale fut construite en gothique flamboyant au XVème siècle sur une ancienne église datant du XIIème, elle-même transformée au XIIIème.

Elle est en outre connue pour abriter des « momies ». Celles-ci furent découvertes par hasard en mai 1837 lorsque le sol céda et précipita dans le vide deux apprentis qui oeuvraient à la restauration de la dernière chapelle du côté sud. Trente corps qui depuis des siècles reposaient dans les ténèbres retrouvèrent ainsi le monde des vivants. Il n'existe aucune certitude à propos de l'époque où les corps furent déposés dans le caveau, nis la raison de leur sépulture en ce lieu.

L’hypothèse la plus répandue les fait remonter au XVIe siècle, époque trouble s’il en fut qui vit s’affronter en France Catholiques et Réformés dans une surenchère de massacres.

Pendant longtemps les cartes postales ont indiqué qu’ils avaient été emmurés vivants, une manière peut-être de surenchérir dans le sensationnel. Il reste que la plupart des corps présentent une figure restée figée dans un rictus et leur attitude semble exprimer la douleur et les affres de l’agonie. Plusieurs des corps portent des traces d’une mort violente ; l’un d’entre eux notamment garde montrait les marques de gros plomb qui l’ont atteint sur le côté gauche.

Selon toute probabilité, il y avait parmi ces gens, hommes et femmes, des personnages importants. En effet, plusieurs médecins ont noté que certains avaient des doigts effilés et soignés d’où ils ont conclu qu’ils ne travaillaient pas de leurs mains. Surtout, il fut constaté que certains corps portaient plusieurs chemises.

Au mystère de ces « momies » s’ajoute l’énigme de certains corps qui présentent des particularismes morphologiques. Il y a parmi eux le corps d’un géant de plus de deux mètres, une taille rarissime au XVIème siècle. De même que celui d’un bossu, un cas beaucoup plus fréquent. Concernant le premier, une hypothèse en fait le corps d’Amé de Saconnay, le seigneur de Villeneuve qui avait pris la tête de la révolte.







A droite, le bossu chevelu, au centre, la jeune femme enceinte 

Une ancienne carte postale



2 commentaires:

Pascal Kremer a dit…

J'ai eu la chance de visiter cette collègiale. Impressionnant !

Lenore62 a dit…

depuis sa création, l'histoire de l'humanité est jonchée de ce genre d'évenements tragiques...
leurs souffrances sont encore clairement visible....
il ne reste plus qu'à espérer que leurs âmes aient pu trouver le chemin de la lumière et de la paix....