samedi 29 janvier 2011

Les écorchés par Honoré Fragonard

Myologie de l'homme

Cousin germain du peintre Jean-Honoré Fragonard, Honoré Fragonard est né à Grasse, en 1732 et décéda à Charenton en 1799.

                                                            Myologie du singe
Célèbre anatomiste, il atteint la notoriété grâce à ses célèbres "Écorchés", actuellement  conservés au musée Fragonard (École nationale vétérinaire de Maison-Alfort).
Musée Fragonard

Après des études de chirurgie, Honoré Fragonard obtient son brevet en 1759 puis est recruté en 1762 par Claude Bourgelat, écuyer de Louis XV et fondateur à Lyon de la première école vétérinaire du monde. Fragonard y exerce comme professeur d’anatomie (1765-1771) et directeur de l’école (1766-1771) et commence à réaliser ses premières pièces anatomiques.
                                                           Musée Fragonard
En 1766, Louis XV, à la demande de Bourgelat et de Bertin, décide d'ouvrir une école vétérinaire à Paris. L'école est d'abord implantée rue Saint-Apolline avant d'être déménagée à Alfort (aujourd'hui Maisons-Alfort) en 1766. Fragonard y occupe les mêmes postes qu'à Lyon et, durant 6 ans, y prépare des milliers de pièces, dont une bonne cinquantaine d'écorchés et commence à fournir les cabinets de curiosités de toute l'aristocratie. Il est renvoyé de l'École vétérinaire d'Alfort en 1771 à cause de conflits incessants avec Claude Bourgelat. Il continue alors à disséquer chez lui, et s'assure de larges revenus en vendant ses œuvres à l'aristocratie.

En effet, Fragonard, en plus de disséquer minutieusement ses sujets, maîtrise une technique de conservation qui  a permis à ses pièces de parvenir jusqu'à nous en résistant aux dommages du temps.

Il faudra attendre ce début de XXIème siècle pour percer les secrets de fabrications des écorchés de Fragonard. A l'été 2003 une vague de chaleur touche la France, au musée de Maisons-Alfort les produits utilisés pour la conservation des corps commencent à fondre. Devant les connaissances sommaires concernant la technique de l'anatomiste français, un programme de recherche est mis en place. Coordonnée par Christophe Degueurce, conservateur du musée Fragonard, avec la collaboration de Laure Cadot, restauratrice spécialisée dans la conservation des objets ethnographiques et des restes humains, cette étude mit à contribution plusieurs disciplines scientifiques et leva le voile sur la technique utilisée. Une technique proche de celle décrite par Jean-Joseph Sue, un contemporain de Fragonard, dans son traité Anthropotomie ou l'Art de disséquer, d'embaumer et de conserver les parties du corps humain..
Le cavalier de l'Apocalypse

Parmi les préparations anatomiques de Fragonard, il est possible de distinguer des écorchés réalisés dans un but clairement pédagogique, tels que Le buste humain, Le buste de chèvre ou encore La Tête humaine injectée qui révèle les vaisseaux sanguins. Tandis que d'autres préparations semblent répondre à une vision artistique de l'anatomiste français. Les écorchés sont mis en scène dans un style qui n'est pas sans rappeler les expositions anatomiques actuelles. Le Cavalier de l'Apocalypse représentant un homme disséqué sur un cheval qui l'est également, L'Homme à la mandibule, une évocation du personnage biblique Samson et le Groupe de fœtus humains dansant la gigue

2 commentaires:

Anonyme a dit…

lissez la chambre des morts
de franck thillez

Elisandre Crowley a dit…

Merci pour le renseignement