mardi 29 mars 2011

Sombres caprices entre Goya et Salvador Dali

"Ceux qui ne veulent imiter personne, ne créent jamais rien."(Salvador Dali)

C'est en 1799 que Goya, alors peintre officiel du roi Charles IV, achève, après trois ans de travail, sa « collection d'Estampes à sujet de Caprices ». Il y dénonce une société espagnole décadente et corrompue sous la forme de 80 gravures mettant en scène des personnages tirés aussi bien de la réalité quotidienne de l'époque que de la pure imagination fantastique et spirituelle. Reposant sur l'ironie et la satyre, les Estampes abordent des thèmes qui demeurent tout de même atemporels, tels: la superstition, l'illusion de l'Amour, l'hypocrisie, la contrebande, la justice, la noblesse..
Presque 200 ans plus tard, Salvador Dalí, qui ne cachait jamais le fait de s'être souvent réapproprié les oeuvres d'artistes célèbres, décide de revoir les Caprices de Goya à sa façon. La relecture ou plutôt la « dalinisation » des Caprices s'effectue selon une méthode, que l'artiste nomme Paranoïaque Critique. En d'autres termes, une « méthode spontanée de connaissance irrationnelle basée sur l'interprétation-critique des phénomènes délirants ». Concrètement, Dalí se contente seulement de "coloriser" les gravures noir et blanc de Goya en y ajoutant des formes et personnages surréalistes, tout en gardant les traits des gravures originales.



"Les erreurs ont presque toujours un caractère sacré. N'essaye jamais de les corriger."(Salvador Dali)
"Comme les homards, les jeunes filles ont l'extérieur exquis. Comme les homards, elles rougissent quand on veut les rendre comestibles."(Salvador Dali)
"Ne t'occupe pas d'être moderne. C'est l'unique chose que malheureusement, quoi que tu fasses, tu ne pourras pas éviter d'être."(Salvador Dali)
"C'est dangereux le succès. On commence à se copier soi-même et se copier soi-même est plus dangereux que de copier les autres... c'est stérile."(Pablo Picasso)
"Un artiste original ne peut pas copier. Il n'a donc qu'à copier pour être original."(Jean Cocteau)
 "Le sommeil de la raison engendre des monstres."(Francisco de Goya)

"La mort est aussi soudaine dans ses caprices qu'une courtisane l'est dans ses dédains, mais plus fidèle, elle n'a jamais trompé personne."(Honoré de Balzac)
"Il y a un sentiment de liberté à suivre ses caprices, et tout au contraire de servitude à courir pour son établissement : il est naturel de se croire digne de le trouver sans l'avoir cherché."(Jean de La Bruyère)
"Les caprices ont de la grâce, mais le crime est, pour satisfaire un caprice, d'éveiller une passion durable."(André Maurois)




1 commentaire:

Anonyme a dit…

MAAHG-NI-FICO DUB ENTRE 2 GENIOS
QUE VIVA DADA !